Cet extrait de vidéo présente - en anglais - les effets nutritionnels du Moringa oleifera, autant sur les enfants souffrant de malnutrition que sur les adultes.
lundi 27 octobre 2008
mardi 21 octobre 2008
lundi 20 octobre 2008
Photos souvenirs
vendredi 17 octobre 2008
Statue déstatuée
jeudi 9 octobre 2008
Les Bonobos

En République Démocratique du Congo (RDC), il existe une des 4 espèces de Grands Singes qu'on nomme Bonobo -- sans queue, comme les gorilles et les chimpanzés et qui possède un cerveau très proche de l'humain. Ce singe ne se trouve qu'au centre du Congo; Il ne peut pas aller au-delà, puisqu'il se trouve coincé entre trois rivières et fleuves importants et qu'il ne sait pas nager.
Comme il est très intelligent - il sait manier l'instrument et l'utiliser à ses fins personnelles - il a souvent été vendu à des acheteurs qui le gardaient pour eux comme animal de compagnie, ou pire, qui le mangeaient. On comprend très bien, quand on manque de tout et que la survie est plus importante que tout, mais tout de même... lorsqu'on apprend que le bébé a besoin de 4 ans d'allaitement et que s'il ne reçoit pas d'affection... il en meure... ne sent-on pas une proximité?
Or, le voilà dans le groupe peu recommendé des espèces en voie de disparition.
Afin d'en sauver une petite partie une femme Belge recueille depuis 12 ans de jeunes singes dont les parents sont disparus vous savez où... Jusqu'à ce jour, 300 orphelins ont été sauvés. Elle a pour créé une mini-réserve pour protégér ces singes, sur environ 10 hectares. Pour ce faire, il a fallu fermer complètement une zone - avec des clôtures et des fils électriques - et engager plus de 70 personnes pour maintenir le site.
Il existe peu de mâles et de femelles matures dans le parc et comme le site recueille des orphelins et qu'ils ont besoin d'une maman, il a fallu engager des "mamans" artificielles. De vraies femmes, qui nourrissent les singes, durant 4 ans (au biberon) et qui leur donne de la vraie-de-vraie affection. J'ai vu ces "mamans", mais je n'ai pas osé les prendre en photo.

De toutes mes visites en RDC, ce site était celui qui était le mieux développé et protégé.
mercredi 8 octobre 2008
Le retour
samedi 4 octobre 2008
Culture
On appelle ça culture sur brûlis.
Premier vidéo: un homme raconte son travail, sa méthode de culture. Nous sommes à l'intérieur d'une zone nommée Réserve de la biosphère de Luki. Une réserve qui est totalement protégée.
Deuxième vidéo (moins long): au même moment, au même endroit, un peu plus à gauche, le feu a été allumé afin de facilité la culture. Nous sommes toujours dans la réserve de la biosphère.
Écoutez bien, c'est intéressant.
(il faut cliquer sur le lien puis le copier et l'insérer comme une adresse de web, je n'ai pas réussi à mettre le lien direct... sorry)
http://smg.photobucket.com/albums/v613/CarodeDakar/?action=view¤t=MVI_0402.flv
http://smg.photobucket.com/albums/v613/CarodeDakar/?action=view¤t=MVI_0403.flv
Premier vidéo: un homme raconte son travail, sa méthode de culture. Nous sommes à l'intérieur d'une zone nommée Réserve de la biosphère de Luki. Une réserve qui est totalement protégée.
Deuxième vidéo (moins long): au même moment, au même endroit, un peu plus à gauche, le feu a été allumé afin de facilité la culture. Nous sommes toujours dans la réserve de la biosphère.
Écoutez bien, c'est intéressant.
(il faut cliquer sur le lien puis le copier et l'insérer comme une adresse de web, je n'ai pas réussi à mettre le lien direct... sorry)
http://smg.photobucket.com/albums/v613/CarodeDakar/?action=view¤t=MVI_0402.flv
http://smg.photobucket.com/albums/v613/CarodeDakar/?action=view¤t=MVI_0403.flv
vendredi 3 octobre 2008
Situation dévastatrice mais pays magnifique

Le retour du Bas-Congo m'a laissé une impression de pays magique, rempli de potentiel sans fin, vu la possibilité des terres cultivables, la température excellente pour produire tout ce qui est possible. On se trouve dans un pays d'une richesse assez impressionnante.
Cette impression laisse pourtant place au découragement quand on observe les conditions de vie des populations ainsi que le coût élevé de tout produit, si on doit se procurer quoique ce soit d’un peu plus sophistiqué qu’une mangue, des bananes (40 sous pour 15 bananes), des feuilles d’amarante (goûte les épinards) ou du manioc. Il existe si peu d'infrastructures solides et de logistique efficace, si peu, si peu, si peu... À l’extérieur de Kinshasa, on ne voit que des maisons construites en briques de terre, qui se désagrègent à la première pluie.
La population souffre réellement

Et pourtant... ce pays possède la moitié des forêts tropicales du continent Africain - extrêmement dégradées - un sous-sol riche en minéraux, une diversité géographique intéressante du point de vue touristique – il y a une montagne dans le massif Stanley (site du Ruwenzori) dont le pic Marguerite atteint 5 119 mètres au nord-est du pays avec de la neige éternelle! Mais on est en zone d’insécurité, impossible de s’y rendre.
D'autres lieux de plateau du Bas-Congo sont assez frais et tempérés pour produire des légumes qui ne supportent pas les grandes chaleurs, tel les carottes, les salades et de gros choux. On en trouve de superbes pas trop loin de Kinshasa.

Tout est possible ici!
Nous avons visité le mausolée en mémoire du premier président de la RDC, Joseph Kasa-Vubu qui a été inauguré le 29 juin 2006 à Singini, dans le Mayumbe, au Bas-Congo. Les villageois nous ont accueillis chaleureusement, mais leur discours était teinté de colère sous-jacente, liée au fait que cette construction monumentale est située à quelques pas de deux ou trois villages qui n'ont strictement rien pour survivre et que la famille Kasa-Vubu, qui habite à la fois les villages environnants et la "riche" capitale de Kinshasa est divisée depuis des décennies dans des querelles intestines difficiles à comprendre.


Vu l'état des routes moribondes et l'éloignement du site, il est quasi impossible de s'y rendre, à moins d'avoir accès à un véhicule 4X4, et encore, durant la saison des pluies, alors, on oublie la petite visite au mausolée...
---
La RDC est située au 10ème rang des pays les moins développés du monde : 168ème sur 177, selon l’Indice de développement humain décrit pas le PNUD --indice statistique du Programme des Nations unies pour le développement qui tient compte de la santé/longévité, du niveau de l’éducation et du niveau de vie. Et ça ne va pas en s’améliorant : en 2000, le pays était pourtant au 155ème rang.
Je lis les informations sur le Web en ce qui concerne:
- l'éducation: analphabétisme de plus de 40%
- la santé: 2000 mortalités maternelles pour 100 000 naissances, c’est énorme!
-les cConditions de vie des populations : 80% vit sous le seuil de pauvreté fixé pourtant à 2$ par jour. Dans l’Est du pays -- zone toujours en conflit -- on vit avec 32 dollars… par an et par personne, alors qu’à Kinshasa, la région de la capitale,le taux monte à 323$ par an et par personne.
Cette situation s’explique en partie par les guerres qui ont duré durant des décennies et qui empêchent, encore aujourd’hui, le pays de se développer. Il faudra des efforts incommensurables pour arriver à relever le pays, sous tous ses aspects essentiels.

Maman du chauffeur, qui vit dans le Bas-Congo:
mercredi 1 octobre 2008
De retour du Bas-Congo
-- cliquer sur les photos pour plus de précisionMagnifique voyage, féerique, grandiose. Que des découvertes intéressantes, aucun mauvais moment... Accueil toujours chaleureux par tous: de nos hôtes, des amis, des enfants.
Tout en beauté et en sourire:

Des paysages à couper le souffle, le fleuve est effectivement sublime, les petites montagnes impressionnantes, la nature de toute beauté.
Bien sûr, l'état des routes est fort moyen, on se fait "brasser la cage" durant de nombreuses heures de route, des fois, plus de 8 heures par jour, mais le déplacement en vaut toujours la peine. Si les routes sont relativement mauvaises, on passe à peu près partout... avec un 4X4 Ranger et un bon chauffeur expérimenté.
La pauvreté est terrible, les conditions des populations au plus bas, au niveau de la survie pour la plupart. Les maisons sont toutes dégradées ou presque. Nous sommes à la période sèche, et dans quelques jours, les pluies commenceront, et dureront plus de 7 mois... avec les pentes quelque fois très fortes, et avec des maisons bâties avec de la terre, j'imagine les difficultés des populations... Si à Kinshasa, il y a de nombreuses constructions, dès qu'on sort de la capitale, ce n'est plus le cas. Les gens disent que la sac de 25 kg de ciment coûte plus de 20$, ce qui est inabordable pour la plupart. Les écoles se situent au niveau du stricte minimum: bâtiment délabré, tables, bancs (brisés), tableau noir, quelques craies blanches.
Par contre, dans cette région-ci du Congo (le Bas-Congo) il y a la sécurité un peu partout. Et des sourires chaleureux là où on passe.
Voici quelques clichés:
Sur la route:

Jeune fille portant du matériel à sa famille:

Amitié façon congolaise:
vendredi 26 septembre 2008
Deux photos
Désolé, peu de temps pour rédiger:
Des femmes portant un lourd poids, pour vendre ou pour utiliser commme bois de chauffe chez elles. Braves, bien sûr.
J'ai sorti l'appareil photo, elles se sont arrêté, et donc, ont dû poser leur récolte, puis la remettre sur leur tête. Travail qui doit prendre toute une journée, sinon plus, si on compte leur déplacement à pied. Puis, elles ont demandé un petit quelque chose. Nous lui avons donné en monnaie locale, peut-être 1,25$. Leur salaire de la journée, certainement.
C'est déjà ça, que je me dis. Si peu, si ridicule. Enfin, ridicule selon un certain idéal.

Des femmes portant un lourd poids, pour vendre ou pour utiliser commme bois de chauffe chez elles. Braves, bien sûr.
J'ai sorti l'appareil photo, elles se sont arrêté, et donc, ont dû poser leur récolte, puis la remettre sur leur tête. Travail qui doit prendre toute une journée, sinon plus, si on compte leur déplacement à pied. Puis, elles ont demandé un petit quelque chose. Nous lui avons donné en monnaie locale, peut-être 1,25$. Leur salaire de la journée, certainement.
C'est déjà ça, que je me dis. Si peu, si ridicule. Enfin, ridicule selon un certain idéal.

jeudi 25 septembre 2008
Bon ou mauvais signe?
Le premier ministre de la République Démocratique du Congo vient de démissionner ce matin.
C'est anodin en Afrique?
C'est anodin en Afrique?
L'état de certains lieux
J'ai finalement réussi à croquer quelques morceaux. Les espoirs sont grands, et le mot est faible.
1. À Kinshasa, la faculté d'agronomie, vue de l'extérieur. Aucun ingénieur forestier ou technicien forestier n'a été formé au Congo-Kinshasa depuis plus de 20 ans.

2. Les escaliers qui montent vers le bureau du doyen de la faculté d'agronomie

3. À 35 kilomètres de Kinshasa, le centre de recherche en agro-foresterie, qui devrait servir de terrain de recheche pour des étudiants en maîtrise-docotrat.
4. Ce centre de recherche possède 480 hectares de terrain, mais aucun moyen de disponible pour y expérimenter quoique ce soit, sauf les mains nues des paysans pour sarcler la terre. Cette petite parcelle de 50 m X 50 m sarclée manuellement devrait servir à expérimenter des semences agricoles améliorées conjointement avec une plantation d'arbres à croissance rapide.

5. L'intérieur du centre de recherche. Les murs et le toit pourraient tomber bienôt, ce bâtiment a été contruit par USAID dans les années '60 et il n'est pas utilisé depuis le milieu des années '70. Les étudiants ne peuvent pas venir sur le site, faute de moyens de transport. Un de nos guides a dû revenir à pied à Kinshasa, nous n'avions plus de place dans le camion. Il a donc marché 35 kilomètres.
1. À Kinshasa, la faculté d'agronomie, vue de l'extérieur. Aucun ingénieur forestier ou technicien forestier n'a été formé au Congo-Kinshasa depuis plus de 20 ans.

2. Les escaliers qui montent vers le bureau du doyen de la faculté d'agronomie

3. À 35 kilomètres de Kinshasa, le centre de recherche en agro-foresterie, qui devrait servir de terrain de recheche pour des étudiants en maîtrise-docotrat.

4. Ce centre de recherche possède 480 hectares de terrain, mais aucun moyen de disponible pour y expérimenter quoique ce soit, sauf les mains nues des paysans pour sarcler la terre. Cette petite parcelle de 50 m X 50 m sarclée manuellement devrait servir à expérimenter des semences agricoles améliorées conjointement avec une plantation d'arbres à croissance rapide.

5. L'intérieur du centre de recherche. Les murs et le toit pourraient tomber bienôt, ce bâtiment a été contruit par USAID dans les années '60 et il n'est pas utilisé depuis le milieu des années '70. Les étudiants ne peuvent pas venir sur le site, faute de moyens de transport. Un de nos guides a dû revenir à pied à Kinshasa, nous n'avions plus de place dans le camion. Il a donc marché 35 kilomètres.
mardi 23 septembre 2008
Premiers jours à Kinshasa
Quelques nouvelles pour ceux et celles qui me lisent encore !
Le Congo-Kinshasa va bien, manière de dire qu’on a encore tous nos membres, mais c’est beaucoup plus facile à y être que je ne le croyais. Enfin, je ne suis que dans la capitale, alors c'est assez aisé, mais de mon côté très personnel, aucun choc culturel, les grandes capitales africaines se ressemblent beaucoup: poussière, délabrement des bâtiments, reconstructions, circulation impossible, 8 millions d'habitants, ça en fait bouger du monde dans les rues...
En arrivant à Kinshasa nous avions 5 heures de retard -- nous étions supposés arriver vers 1H du matin -- alors le prof qui nous a accueillis ainsi que son chauffeur ont dormi dans leur véhicule avec tous les moustiques de la ville leur piquant les mollets et de notre côté, nous avons attendu 2 heures à Casablanca « Problème technique » qu’ils disent, mais ils ont tout de même changé l’avion…, puis 3 heures dans l'avion à Douala (un transit) au Cameroun, heureusement, l'avion était au deux-tiers vide, alors, on pouvait s’étendre sur les banquettes et prendre notre mal en patience.
La température à Kinshasa : excellente depuis notre arrivée. Ni trop froide, ni trop chaude. Les gens : tous charmants, souriants, calmes, sauf quelques énergumènes, mais ça, on en trouve partout.
Hier nous avons rencontré quelques relations forestières québécoises et congolaises basées à Kinshasa, des gens avec qui j'ai étudié à l'Université Laval, c'était très sympa et ça va faire d'excellents contacts pour le futur. Aujourd'hui on a fait le tour de deux facultés de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), celles qui devraient être supportées en partie par notre projet de formation universitaire et technique en foresterie.
L'université est un vrai désastre... sauf quelques éléments, on se croirait en pleine guerre tellement tout est saccagé : je n’ai observé que des fenêtres cassées, de le peinture inexistante, même pas écaillée, des escaliers brisés réellement dangereux, j’ai vu une fille tomber de 5 marches, alors, je regardais avec attention où je mettais mes pieds, aucune lumière n’éclaire le passage. Les labos sont de véritables poubelles, la bibliothèque… une horreur, un désastre, que de la poussière, des ordinateurs brisés par centaines traînant dans un sous-sol sans oxygène, gardés par une « coordinatrice des équipements » toute souriante… Et le sol jonché de sacs de plastiques, de détritus... Non, on ne peut pas appeler cet endroit haut-lieu du savoir. On pourra améliorer quelques éléments de l'école d'agriculture - il n'y a pas d'école forestière - mais c'est évident: ce ne sera qu'une toute petite goutte d'eau.
Nous devrions travailler dans une section rénovée récemment, un peu à l’extérieure du campus, dont le financement a été trouvé par un autre de mes professeurs (Belge, justement). Cette section forme des docteurs. Les locaux datent de 4 ans, alors, c’est ce sera beaucoup plus facile d’y aménager des cours fonctionnels. Ils ont même Internet qui fonctionne normalement, des ordinateurs tous neufs, mais ça s'arrête là, en terme de labo, il n'y a presque rien.
Le professeur qui est le responsable du projet est vraiment un hôte de qualité, il nous a reçu sans gêne, avec une réel souci de nous savoir à l'aise. Ayant été mon professeur en maîtrise, je le connais assez bien -- il est Congolais et aussi Canadien, puisqu'il est resté 25 ans au Canada.
Samedi, on part en brousse pour 5 jours! Dans le Bas-Congo, proche de la ville de Matadi ainsi que dans une réserve écologique mondiale protégée par l'Unesco. Ça va être quelque chose parce que je crois que le pays est vraiment détérioré, mais je pars avec des pro du voyage tel que Denis-le-patron qui a vécu 3 ans ici et a voyagé partout dans le monde alors que mon prof est né là-bas et sa famille y vit encore. On va visiter des écoles techniques forestières et voir si on peut y faire des formations et connaître quel type de matériel on pourrait envoyer.
Voilà pour l’instant. Je n’ai aucune photo… j’ai oublié ma carte mémoire dans mon ordinateur au bureau à Québec mais j’ai pu m’en procurer une voilà deux heures… heureusement, j’aurai pleuré toutes les larmes de mon corps si je n’avais pas pu vous montrer un peu du pays, qui, paradoxalement, semble être d’une grande beauté.
À suivre..., comme dirait l'animateur de Par quatre chemins...
Le Congo-Kinshasa va bien, manière de dire qu’on a encore tous nos membres, mais c’est beaucoup plus facile à y être que je ne le croyais. Enfin, je ne suis que dans la capitale, alors c'est assez aisé, mais de mon côté très personnel, aucun choc culturel, les grandes capitales africaines se ressemblent beaucoup: poussière, délabrement des bâtiments, reconstructions, circulation impossible, 8 millions d'habitants, ça en fait bouger du monde dans les rues...
En arrivant à Kinshasa nous avions 5 heures de retard -- nous étions supposés arriver vers 1H du matin -- alors le prof qui nous a accueillis ainsi que son chauffeur ont dormi dans leur véhicule avec tous les moustiques de la ville leur piquant les mollets et de notre côté, nous avons attendu 2 heures à Casablanca « Problème technique » qu’ils disent, mais ils ont tout de même changé l’avion…, puis 3 heures dans l'avion à Douala (un transit) au Cameroun, heureusement, l'avion était au deux-tiers vide, alors, on pouvait s’étendre sur les banquettes et prendre notre mal en patience.
La température à Kinshasa : excellente depuis notre arrivée. Ni trop froide, ni trop chaude. Les gens : tous charmants, souriants, calmes, sauf quelques énergumènes, mais ça, on en trouve partout.
Hier nous avons rencontré quelques relations forestières québécoises et congolaises basées à Kinshasa, des gens avec qui j'ai étudié à l'Université Laval, c'était très sympa et ça va faire d'excellents contacts pour le futur. Aujourd'hui on a fait le tour de deux facultés de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), celles qui devraient être supportées en partie par notre projet de formation universitaire et technique en foresterie.
L'université est un vrai désastre... sauf quelques éléments, on se croirait en pleine guerre tellement tout est saccagé : je n’ai observé que des fenêtres cassées, de le peinture inexistante, même pas écaillée, des escaliers brisés réellement dangereux, j’ai vu une fille tomber de 5 marches, alors, je regardais avec attention où je mettais mes pieds, aucune lumière n’éclaire le passage. Les labos sont de véritables poubelles, la bibliothèque… une horreur, un désastre, que de la poussière, des ordinateurs brisés par centaines traînant dans un sous-sol sans oxygène, gardés par une « coordinatrice des équipements » toute souriante… Et le sol jonché de sacs de plastiques, de détritus... Non, on ne peut pas appeler cet endroit haut-lieu du savoir. On pourra améliorer quelques éléments de l'école d'agriculture - il n'y a pas d'école forestière - mais c'est évident: ce ne sera qu'une toute petite goutte d'eau.
Nous devrions travailler dans une section rénovée récemment, un peu à l’extérieure du campus, dont le financement a été trouvé par un autre de mes professeurs (Belge, justement). Cette section forme des docteurs. Les locaux datent de 4 ans, alors, c’est ce sera beaucoup plus facile d’y aménager des cours fonctionnels. Ils ont même Internet qui fonctionne normalement, des ordinateurs tous neufs, mais ça s'arrête là, en terme de labo, il n'y a presque rien.
Le professeur qui est le responsable du projet est vraiment un hôte de qualité, il nous a reçu sans gêne, avec une réel souci de nous savoir à l'aise. Ayant été mon professeur en maîtrise, je le connais assez bien -- il est Congolais et aussi Canadien, puisqu'il est resté 25 ans au Canada.
Samedi, on part en brousse pour 5 jours! Dans le Bas-Congo, proche de la ville de Matadi ainsi que dans une réserve écologique mondiale protégée par l'Unesco. Ça va être quelque chose parce que je crois que le pays est vraiment détérioré, mais je pars avec des pro du voyage tel que Denis-le-patron qui a vécu 3 ans ici et a voyagé partout dans le monde alors que mon prof est né là-bas et sa famille y vit encore. On va visiter des écoles techniques forestières et voir si on peut y faire des formations et connaître quel type de matériel on pourrait envoyer.
Voilà pour l’instant. Je n’ai aucune photo… j’ai oublié ma carte mémoire dans mon ordinateur au bureau à Québec mais j’ai pu m’en procurer une voilà deux heures… heureusement, j’aurai pleuré toutes les larmes de mon corps si je n’avais pas pu vous montrer un peu du pays, qui, paradoxalement, semble être d’une grande beauté.
À suivre..., comme dirait l'animateur de Par quatre chemins...
jeudi 18 septembre 2008
Visa, visa, visa
- Où es-tu? Que fais-tu? M'entends-tu?
- Ouiiiiiii, je suis dans l'enveloppe de retour pré-payée retour assuré 24 heures...
Je rêve,, je rêve...
---
N'oublie pas: ton carnet de vaccins, ton cellulaire en espérant trouver une "chips" qui fonctionne aussi là-bas, ton nouvel et magnifique appareil photo minuscule dont vous aurez des nouvelles, je l'espère, un petit transformateur électrique, et peut-être une cafetière espresso avec du bon café? J'ai pas le goût de me taper du Nescafé durant 17 jours moa....
Alors, me faut aller chez Canadian Tire demain soir!
J'oubliais, un costume de bain et de la crème solaire... car nous logerons à l'hôtel Vénus et sur le site Internet de l'hôtel, la piscine semble paradisiaque... enfin, ce n'est qu'une photo hein?
- Ouiiiiiii, je suis dans l'enveloppe de retour pré-payée retour assuré 24 heures...
Je rêve,, je rêve...
---
N'oublie pas: ton carnet de vaccins, ton cellulaire en espérant trouver une "chips" qui fonctionne aussi là-bas, ton nouvel et magnifique appareil photo minuscule dont vous aurez des nouvelles, je l'espère, un petit transformateur électrique, et peut-être une cafetière espresso avec du bon café? J'ai pas le goût de me taper du Nescafé durant 17 jours moa....
Alors, me faut aller chez Canadian Tire demain soir!
J'oubliais, un costume de bain et de la crème solaire... car nous logerons à l'hôtel Vénus et sur le site Internet de l'hôtel, la piscine semble paradisiaque... enfin, ce n'est qu'une photo hein?
mardi 16 septembre 2008
Question visa: doux rappel
Comme une mélopée, comme un signe du destin... nous attendons encore un visa à 4 jours du départ.
http://caroaughana.blogspot.com/2007/03/histoire-de-visas.html
Un an et demi de distance, et toujours la même histoire!
http://caroaughana.blogspot.com/2007/03/histoire-de-visas.html
Un an et demi de distance, et toujours la même histoire!
lundi 15 septembre 2008
Compte à rebours
Agrandir le plan
Ce sera mon premier voyage dans ce pays, alors que Lowell y a passé 3 ans dans les années '80 (à Kamina).
Nouveau voyage, même si court (deux semaines), alors, nouveau passeport tout frais, nouvel appareil photo, nouveau chapeau, nouveau sac… et surtout, nouvelle job!
Date de départ : vendredi prochain… visa toujours pas reçu, pour faire changement. Je laisse Laure Lou à son père, je l’imagine déjà, le matin, à préparer le lunch, les deux collations (que des fruits-légumes-frais-ou-fromage…). Bonne chance Lowell!!!
Ah… l’énervement des départs, le goût de partir qui prend dans les tripes, dans les jambes, dans le cœur. Découvrir un nouveau pays!!! Ce contrat est tellement rempli de défi. Avec une équipe du tonnerre, que j’apprécie pour son professionnalisme, sa bonne humeur, son côté facile, bon enfant… Tout ne roulera pas parfaitement, il y aura certainement des surprises étonnantes et il faudra relativiser à chaque tournant, tout en réagissant rapidement, quand il le faut. Mais comme le cœur à l’ouvrage y est…
Je vous redonne des nouvelles.
dimanche 7 septembre 2008
J'y retourne!
vendredi 4 juillet 2008
Viva la famiglia!!!
Lowell est bien descendu du ciel sur Québec, en plein milieu des fêtes du 400ème... Fatigué, heureux, rempli de beaux projets.
Bien sûr, on a mangé homards et cie, et ce fut un pur plaisir de le voir déguster lentement le crustacé, sans mot, juste pour oublier le peu de bonne chair qu'il avait eu à Kintampo.
Vive la famille!!!
Bien sûr, on a mangé homards et cie, et ce fut un pur plaisir de le voir déguster lentement le crustacé, sans mot, juste pour oublier le peu de bonne chair qu'il avait eu à Kintampo.
Vive la famille!!!
dimanche 29 juin 2008
Ce soir
Oui, ce soir.
Je me sens nostalgique. Irrationnelle. Quand le cadre s'effondre, qu'il prend presque poussière. Quand le "touche du bois" prend le bord et que les désirs, les émotions deviennent si puissantes qu'elles pourraient être encore plus réelles que la seconde présente?
Alors à go, n'y allons pas de main morte, et soyons entière: l'Afrique me manque, me manque terriblement. Ça fait presque 9 mois que je suis revenue de Kintampo... et Dieu merci! Pourtant, après presque 15 ans d'Afrique... la marque du fer, si elle a marqué, est comme un tattoo, inamovible.
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Et... et... Mais... mais...
Mais... me manque de quoi d'essentiel, de palpable, de nuancé, de pur, de dur, de chaud, de vrai, d'heureux. Me manque la spontanéité, la facilité africaine, et paradoxalement, sa complexité. Me manque le dépaysement, la différence acceptée, puis évidemment le soleil, à ne pas vous mentir.
(cliquez sur celle-là, ça vaut la peine... juste pour la lumière africaine...)
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Pleut toujours dans se bled québécois...
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Me manque l'accès brut à l'humain, surtout à l'enfant. Le prendre dans les bras, simplement parce qu'il est là, et lui jaser ça, voir ses beaux yeux bruns, rire à pleines dents, lui donner à manger: sortir le plat de viande pour 10 petits voisins du coin. Être heureux, simplement, les voir apprécier la bonne chaire, puis, les ramener chez eux en courant, sans peur de voir la mère s'épillarder et crier à la fin du monde parce qu'on pourrait en vouloir au petit..
Là bas, on partage tout: l'orange, l'enfant, le travail...En Occident, on partage beaucoup, mais pas les petits. Ou si peu... Et pour cause... je comprends « le pourquoi de la chose ».
Pourtant, il y eut un temps où j'ai aussi "partagé" mon bébé...

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Et me posant honnêtement la question, mais vraiment, sans pudeur, sans fausse honte, sans barricade: pourquoi l'Afrique me manque-t-elle à ce point? La réponse sans détour?
Parce qu'on danse pour le plaisir de voir l'enfant bouger, être?
Je ne sais pas. C'est intérieur, c'est presque intime. Il y a ce je ne sais quoi d'authentique, de libre, d'immense, que j'ai trouvé dans la savane africaine.
Peaceful.
Et que jamais, au grand jamais je ne pourrai vivre en Occident.
---
Sont trop vites pour moi les sacramants d'énervés de toubabs, de roudoudous, de tout ce que vous voudrez.
Partir me manque.
Pourtant, ce soir, j'apprécie franchement mon rosé tout frais. Parce que quand j'étais à Kintampo, c'était un frigo (toujours en panne) qui me manquait.
Ah... deux mondes, deux réalités.
Qui qui vrai?
jeudi 26 juin 2008
Le moringa, ses feuillles, notre travail et nos espoirs
Voici un vidéo, trouvé sur Youtube, où on visualise bien le travail de Lowell, et on peut le voir (from Discovery Chanel). Nous avons travaillé avec tous ces gens, on y voit une plantation au Nord du Sénégal que j'ai mise en place.
Lowell revient du centre du Ghana, après y avoir planté 200 hectares de Moringa...
Lowell revient du centre du Ghana, après y avoir planté 200 hectares de Moringa...
mardi 24 juin 2008
Lowell revient de Kintampo
Dans 7 jours... Pour Québec, la ville.
Beaucoup d'eau a coulé, depuis.
Le retour sera doux, c'est certain.
---
S'envoler, très loin
Aujourd'hui même, un collègue et ami très cher à mon coeur vient de partir brusquement vers l'au-delà: Makhona M'Baye, intellectuel ayant étudié aux États-Unis, Sénégalais pieux, habitant de la banlieue de Dakar, nommée Cambérène - ville particulièrement religieuse-musulmane.
Un homme dans la fleur de l'âge, proche de la cinquantaine.
Il fût mon premier "patron" au Sénégal, dans le village de Keur Momar Sarr, au Nord du pays, où j'ai habité durant plus de 4 ans, entre 1994 et 2005. En 1989, il avait créé une ONG "ASRÉAD" Association sénégalaise de recherche, d'appui et de développement, qui fût le fleuron de nombreuses autres ONG américaines, canadiennes, hollandaises... http://asread.greatestjournal.com/
Makhona a mis en place de nombreux projets de développement qui ont réellement fait la différence dans toute la région de Louga: plantations forestières, maraîchage, agriculture améliorée, alphabétisation fonctionnelle pour plus d'un millier d'adultes, amélioration de la qualité de vie des femmes, sensibilisation environnementale, petites caisses à crédits. Des milliers et des milliers de personnes lui doivent beaucoup.
Je n'en garde qu'un excellent souvenir. Ce fut un homme respecté de toute part. Un vrai noble.
Et je connais les amis et la famille qui le pleurent aujourd'hui. Beaucoup de courage à sa famille et ses 5 jeunes enfants.
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Le voici dans notre plantation de Moringa, à Keur Momar Sarr.
Beaucoup d'eau a coulé, depuis.
Le retour sera doux, c'est certain.
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S'envoler, très loin
Aujourd'hui même, un collègue et ami très cher à mon coeur vient de partir brusquement vers l'au-delà: Makhona M'Baye, intellectuel ayant étudié aux États-Unis, Sénégalais pieux, habitant de la banlieue de Dakar, nommée Cambérène - ville particulièrement religieuse-musulmane.
Un homme dans la fleur de l'âge, proche de la cinquantaine.
Il fût mon premier "patron" au Sénégal, dans le village de Keur Momar Sarr, au Nord du pays, où j'ai habité durant plus de 4 ans, entre 1994 et 2005. En 1989, il avait créé une ONG "ASRÉAD" Association sénégalaise de recherche, d'appui et de développement, qui fût le fleuron de nombreuses autres ONG américaines, canadiennes, hollandaises... http://asread.greatestjournal.com/
Makhona a mis en place de nombreux projets de développement qui ont réellement fait la différence dans toute la région de Louga: plantations forestières, maraîchage, agriculture améliorée, alphabétisation fonctionnelle pour plus d'un millier d'adultes, amélioration de la qualité de vie des femmes, sensibilisation environnementale, petites caisses à crédits. Des milliers et des milliers de personnes lui doivent beaucoup.
Je n'en garde qu'un excellent souvenir. Ce fut un homme respecté de toute part. Un vrai noble.
Et je connais les amis et la famille qui le pleurent aujourd'hui. Beaucoup de courage à sa famille et ses 5 jeunes enfants.
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Le voici dans notre plantation de Moringa, à Keur Momar Sarr.
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