vendredi 26 septembre 2008

Deux photos

Désolé, peu de temps pour rédiger:

Des femmes portant un lourd poids, pour vendre ou pour utiliser commme bois de chauffe chez elles. Braves, bien sûr.

J'ai sorti l'appareil photo, elles se sont arrêté, et donc, ont dû poser leur récolte, puis la remettre sur leur tête. Travail qui doit prendre toute une journée, sinon plus, si on compte leur déplacement à pied. Puis, elles ont demandé un petit quelque chose. Nous lui avons donné en monnaie locale, peut-être 1,25$. Leur salaire de la journée, certainement.

C'est déjà ça, que je me dis. Si peu, si ridicule. Enfin, ridicule selon un certain idéal.


jeudi 25 septembre 2008

Bon ou mauvais signe?

Le premier ministre de la République Démocratique du Congo vient de démissionner ce matin.

C'est anodin en Afrique?

L'état de certains lieux

J'ai finalement réussi à croquer quelques morceaux. Les espoirs sont grands, et le mot est faible.

1. À Kinshasa, la faculté d'agronomie, vue de l'extérieur. Aucun ingénieur forestier ou technicien forestier n'a été formé au Congo-Kinshasa depuis plus de 20 ans.




2. Les escaliers qui montent vers le bureau du doyen de la faculté d'agronomie


3. À 35 kilomètres de Kinshasa, le centre de recherche en agro-foresterie, qui devrait servir de terrain de recheche pour des étudiants en maîtrise-docotrat.

4. Ce centre de recherche possède 480 hectares de terrain, mais aucun moyen de disponible pour y expérimenter quoique ce soit, sauf les mains nues des paysans pour sarcler la terre. Cette petite parcelle de 50 m X 50 m sarclée manuellement devrait servir à expérimenter des semences agricoles améliorées conjointement avec une plantation d'arbres à croissance rapide.


5. L'intérieur du centre de recherche. Les murs et le toit pourraient tomber bienôt, ce bâtiment a été contruit par USAID dans les années '60 et il n'est pas utilisé depuis le milieu des années '70. Les étudiants ne peuvent pas venir sur le site, faute de moyens de transport. Un de nos guides a dû revenir à pied à Kinshasa, nous n'avions plus de place dans le camion. Il a donc marché 35 kilomètres.

mardi 23 septembre 2008

Premiers jours à Kinshasa

Quelques nouvelles pour ceux et celles qui me lisent encore !

Le Congo-Kinshasa va bien, manière de dire qu’on a encore tous nos membres, mais c’est beaucoup plus facile à y être que je ne le croyais. Enfin, je ne suis que dans la capitale, alors c'est assez aisé, mais de mon côté très personnel, aucun choc culturel, les grandes capitales africaines se ressemblent beaucoup: poussière, délabrement des bâtiments, reconstructions, circulation impossible, 8 millions d'habitants, ça en fait bouger du monde dans les rues...

En arrivant à Kinshasa nous avions 5 heures de retard -- nous étions supposés arriver vers 1H du matin -- alors le prof qui nous a accueillis ainsi que son chauffeur ont dormi dans leur véhicule avec tous les moustiques de la ville leur piquant les mollets et de notre côté, nous avons attendu 2 heures à Casablanca « Problème technique » qu’ils disent, mais ils ont tout de même changé l’avion…, puis 3 heures dans l'avion à Douala (un transit) au Cameroun, heureusement, l'avion était au deux-tiers vide, alors, on pouvait s’étendre sur les banquettes et prendre notre mal en patience.

La température à Kinshasa : excellente depuis notre arrivée. Ni trop froide, ni trop chaude. Les gens : tous charmants, souriants, calmes, sauf quelques énergumènes, mais ça, on en trouve partout.

Hier nous avons rencontré quelques relations forestières québécoises et congolaises basées à Kinshasa, des gens avec qui j'ai étudié à l'Université Laval, c'était très sympa et ça va faire d'excellents contacts pour le futur. Aujourd'hui on a fait le tour de deux facultés de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), celles qui devraient être supportées en partie par notre projet de formation universitaire et technique en foresterie.

L'université est un vrai désastre... sauf quelques éléments, on se croirait en pleine guerre tellement tout est saccagé : je n’ai observé que des fenêtres cassées, de le peinture inexistante, même pas écaillée, des escaliers brisés réellement dangereux, j’ai vu une fille tomber de 5 marches, alors, je regardais avec attention où je mettais mes pieds, aucune lumière n’éclaire le passage. Les labos sont de véritables poubelles, la bibliothèque… une horreur, un désastre, que de la poussière, des ordinateurs brisés par centaines traînant dans un sous-sol sans oxygène, gardés par une « coordinatrice des équipements » toute souriante… Et le sol jonché de sacs de plastiques, de détritus... Non, on ne peut pas appeler cet endroit haut-lieu du savoir. On pourra améliorer quelques éléments de l'école d'agriculture - il n'y a pas d'école forestière - mais c'est évident: ce ne sera qu'une toute petite goutte d'eau.

Nous devrions travailler dans une section rénovée récemment, un peu à l’extérieure du campus, dont le financement a été trouvé par un autre de mes professeurs (Belge, justement). Cette section forme des docteurs. Les locaux datent de 4 ans, alors, c’est ce sera beaucoup plus facile d’y aménager des cours fonctionnels. Ils ont même Internet qui fonctionne normalement, des ordinateurs tous neufs, mais ça s'arrête là, en terme de labo, il n'y a presque rien.

Le professeur qui est le responsable du projet est vraiment un hôte de qualité, il nous a reçu sans gêne, avec une réel souci de nous savoir à l'aise. Ayant été mon professeur en maîtrise, je le connais assez bien -- il est Congolais et aussi Canadien, puisqu'il est resté 25 ans au Canada.

Samedi, on part en brousse pour 5 jours! Dans le Bas-Congo, proche de la ville de Matadi ainsi que dans une réserve écologique mondiale protégée par l'Unesco. Ça va être quelque chose parce que je crois que le pays est vraiment détérioré, mais je pars avec des pro du voyage tel que Denis-le-patron qui a vécu 3 ans ici et a voyagé partout dans le monde alors que mon prof est né là-bas et sa famille y vit encore. On va visiter des écoles techniques forestières et voir si on peut y faire des formations et connaître quel type de matériel on pourrait envoyer.

Voilà pour l’instant. Je n’ai aucune photo… j’ai oublié ma carte mémoire dans mon ordinateur au bureau à Québec mais j’ai pu m’en procurer une voilà deux heures… heureusement, j’aurai pleuré toutes les larmes de mon corps si je n’avais pas pu vous montrer un peu du pays, qui, paradoxalement, semble être d’une grande beauté.

À suivre..., comme dirait l'animateur de Par quatre chemins...

jeudi 18 septembre 2008

Visa, visa, visa

- Où es-tu? Que fais-tu? M'entends-tu?

- Ouiiiiiii, je suis dans l'enveloppe de retour pré-payée retour assuré 24 heures...

Je rêve,, je rêve...

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N'oublie pas: ton carnet de vaccins, ton cellulaire en espérant trouver une "chips" qui fonctionne aussi là-bas, ton nouvel et magnifique appareil photo minuscule dont vous aurez des nouvelles, je l'espère, un petit transformateur électrique, et peut-être une cafetière espresso avec du bon café? J'ai pas le goût de me taper du Nescafé durant 17 jours moa....

Alors, me faut aller chez Canadian Tire demain soir!

J'oubliais, un costume de bain et de la crème solaire... car nous logerons à l'hôtel Vénus et sur le site Internet de l'hôtel, la piscine semble paradisiaque... enfin, ce n'est qu'une photo hein?

mardi 16 septembre 2008

Question visa: doux rappel

Comme une mélopée, comme un signe du destin... nous attendons encore un visa à 4 jours du départ.

http://caroaughana.blogspot.com/2007/03/histoire-de-visas.html

Un an et demi de distance, et toujours la même histoire!

lundi 15 septembre 2008

Compte à rebours


Agrandir le plan

Ce sera mon premier voyage dans ce pays, alors que Lowell y a passé 3 ans dans les années '80 (à Kamina).

Nouveau voyage, même si court (deux semaines), alors, nouveau passeport tout frais, nouvel appareil photo, nouveau chapeau, nouveau sac… et surtout, nouvelle job!

Date de départ : vendredi prochain… visa toujours pas reçu, pour faire changement. Je laisse Laure Lou à son père, je l’imagine déjà, le matin, à préparer le lunch, les deux collations (que des fruits-légumes-frais-ou-fromage…). Bonne chance Lowell!!!

Ah… l’énervement des départs, le goût de partir qui prend dans les tripes, dans les jambes, dans le cœur. Découvrir un nouveau pays!!! Ce contrat est tellement rempli de défi. Avec une équipe du tonnerre, que j’apprécie pour son professionnalisme, sa bonne humeur, son côté facile, bon enfant… Tout ne roulera pas parfaitement, il y aura certainement des surprises étonnantes et il faudra relativiser à chaque tournant, tout en réagissant rapidement, quand il le faut. Mais comme le cœur à l’ouvrage y est…

Je vous redonne des nouvelles.

dimanche 7 septembre 2008

J'y retourne!

Fougères derrière les chutes à Kintampo (Fuller Falls)

Voilà, pour les quelques lecteurs : je repars en Afrique, en République Démocratique du Congo. Quelques semaines à peine, mais que du bonbon pour moi. Il y aura plein de jolies photos!