
Le retour du Bas-Congo m'a laissé une impression de pays magique, rempli de potentiel sans fin, vu la possibilité des terres cultivables, la température excellente pour produire tout ce qui est possible. On se trouve dans un pays d'une richesse assez impressionnante.
Cette impression laisse pourtant place au découragement quand on observe les conditions de vie des populations ainsi que le coût élevé de tout produit, si on doit se procurer quoique ce soit d’un peu plus sophistiqué qu’une mangue, des bananes (40 sous pour 15 bananes), des feuilles d’amarante (goûte les épinards) ou du manioc. Il existe si peu d'infrastructures solides et de logistique efficace, si peu, si peu, si peu... À l’extérieur de Kinshasa, on ne voit que des maisons construites en briques de terre, qui se désagrègent à la première pluie.
La population souffre réellement

Et pourtant... ce pays possède la moitié des forêts tropicales du continent Africain - extrêmement dégradées - un sous-sol riche en minéraux, une diversité géographique intéressante du point de vue touristique – il y a une montagne dans le massif Stanley (site du Ruwenzori) dont le pic Marguerite atteint 5 119 mètres au nord-est du pays avec de la neige éternelle! Mais on est en zone d’insécurité, impossible de s’y rendre.
D'autres lieux de plateau du Bas-Congo sont assez frais et tempérés pour produire des légumes qui ne supportent pas les grandes chaleurs, tel les carottes, les salades et de gros choux. On en trouve de superbes pas trop loin de Kinshasa.

Tout est possible ici!
Nous avons visité le mausolée en mémoire du premier président de la RDC, Joseph Kasa-Vubu qui a été inauguré le 29 juin 2006 à Singini, dans le Mayumbe, au Bas-Congo. Les villageois nous ont accueillis chaleureusement, mais leur discours était teinté de colère sous-jacente, liée au fait que cette construction monumentale est située à quelques pas de deux ou trois villages qui n'ont strictement rien pour survivre et que la famille Kasa-Vubu, qui habite à la fois les villages environnants et la "riche" capitale de Kinshasa est divisée depuis des décennies dans des querelles intestines difficiles à comprendre.


Vu l'état des routes moribondes et l'éloignement du site, il est quasi impossible de s'y rendre, à moins d'avoir accès à un véhicule 4X4, et encore, durant la saison des pluies, alors, on oublie la petite visite au mausolée...
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La RDC est située au 10ème rang des pays les moins développés du monde : 168ème sur 177, selon l’Indice de développement humain décrit pas le PNUD --indice statistique du Programme des Nations unies pour le développement qui tient compte de la santé/longévité, du niveau de l’éducation et du niveau de vie. Et ça ne va pas en s’améliorant : en 2000, le pays était pourtant au 155ème rang.
Je lis les informations sur le Web en ce qui concerne:
- l'éducation: analphabétisme de plus de 40%
- la santé: 2000 mortalités maternelles pour 100 000 naissances, c’est énorme!
-les cConditions de vie des populations : 80% vit sous le seuil de pauvreté fixé pourtant à 2$ par jour. Dans l’Est du pays -- zone toujours en conflit -- on vit avec 32 dollars… par an et par personne, alors qu’à Kinshasa, la région de la capitale,le taux monte à 323$ par an et par personne.
Cette situation s’explique en partie par les guerres qui ont duré durant des décennies et qui empêchent, encore aujourd’hui, le pays de se développer. Il faudra des efforts incommensurables pour arriver à relever le pays, sous tous ses aspects essentiels.

Maman du chauffeur, qui vit dans le Bas-Congo:

1 commentaire:
Chère amie;
j'ai partagé ton récit avec deux de mes grands fistons: Julien, avide de savoir, et Hugo, fasciné par les magnifques clichés. Ils sont touchés, tout comme moi! Et il y a de quoi être touché, crois-moi. Merci.
À bientôt,
Nathalie
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