Recette prise en Afrique du Sud.
vendredi 27 avril 2007
Viande séchée
Lowell travaillant dans son petit bureau, avec, au-dessus de sa tête, l'objet de ses désirs, son plus grand plaisir actuellement: du bill tong. C'est une viande marinée avec du vinaigre, de la coriandre et du sel, séchée sur corde, et ventilée naturellement. Il ad-ore. Et moi aussi!
Recette prise en Afrique du Sud.
Recette prise en Afrique du Sud.
... suite
Au départ, il eu l'idée de créer une entreprise d’extraction d’huile fine – de mangues et de Moringa. Plusieurs personnes sont à travailler pour implanter une petite usine de transformation, pas trop loin d'un groupe électrogène, qui donnera du courant sans arrêt. En plus, on va construire une petite maison, juste à côté, d'où on voit les montagnes, pas trop loin. On pourra y habiter d'ici un an, peut-être. Le paysage est très joli.
Toujours pour cette entreprise, Lowell fait planter des Moringa dans un autre village à côté - il a trouvé 7 hectares de terres qu'il a récemment fait labourer. Ne reste qu'à attendre une bonne pluie pour semer les graines de Moringa qu'il a reçu du Sénégal la semaine passée - les arbres y sont de meilleure qualité. Il a aussi fait une publicité tout autour, pour que les enfants ramassent les noyau de mangues, pour obtenir l'huile de mangue.
---
En arrivant à Kintampo, Lowell a su qu'il existait un centre de recherche médical, assez important, Ça tombe vraiment bien, car lorsqu'il a bâtit son projet de recherche sur la malnutrition, il savait qu'il aurait besoin d'une institution africaine, pour soutenir l'étude, afin de la présenter à des bailleurs de fonds - car on ne présente pas une étude de ce genre juste avec son nom, quoique si vous faites une recherche sur Google, avec "Fuglie+Moringa", vous allez découvrir qu'il est une des somités dans le domaine du Moringa. On le surnomme même "Mr Moringa"!!!!
Site Web du centre de recherche médical :
http://www.ghana-khrc.org/
Le directeur de ce centre et un chercheur (post doctoral) ont travaillé conjointement avec Lowell afin de donner leur avis sur le projet et le rendre viable - trouver des villages où il y a des dispensaires (petites cliniques) et le rendre vraiment scientifique. Il ne reste qu’à attendre la réponse – positive ou négative – d’un bailleurs de fonds, avec qui on espère recevoir le financement. Nous le saurons d’ici un mois et demi.
Après, si c’est négatif, on cherchera des fonds ailleurs.
En gros, voilà pourquoi nous sommes dans ce petit village africain, Laure Marianne, Lowell moi. L’objectif premier était évidemment de rassembler la famille.
---
Objectif 1 atteint. Justement, ce matin, suite à un sursaut de découragement de ma part, Lowell m’a dit «Think positive, Caro».
Parce que toujours pas de courant ce matin, pas de frigo, et j’ai un souper à faire ce soir, on a un invité!!!! Ça me rend contente ça! Je vais faire cuire un bon poulet à ma façon, avec des pommes de terre – une délicatesse par ici – du beurre fondu, du choux fleur… et bien sûr, une salade de fruit avec un seul fruit: des mangues, des mangues, des mangues... J'ai une dernière conserve d'huîtres fumées... je crois bien que je vais l'ouvrir comme entrée...
J'ai aussi sû qu'on allait avoir du courant pour ce soir, yé!
Toujours pour cette entreprise, Lowell fait planter des Moringa dans un autre village à côté - il a trouvé 7 hectares de terres qu'il a récemment fait labourer. Ne reste qu'à attendre une bonne pluie pour semer les graines de Moringa qu'il a reçu du Sénégal la semaine passée - les arbres y sont de meilleure qualité. Il a aussi fait une publicité tout autour, pour que les enfants ramassent les noyau de mangues, pour obtenir l'huile de mangue.
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En arrivant à Kintampo, Lowell a su qu'il existait un centre de recherche médical, assez important, Ça tombe vraiment bien, car lorsqu'il a bâtit son projet de recherche sur la malnutrition, il savait qu'il aurait besoin d'une institution africaine, pour soutenir l'étude, afin de la présenter à des bailleurs de fonds - car on ne présente pas une étude de ce genre juste avec son nom, quoique si vous faites une recherche sur Google, avec "Fuglie+Moringa", vous allez découvrir qu'il est une des somités dans le domaine du Moringa. On le surnomme même "Mr Moringa"!!!!
Site Web du centre de recherche médical :
http://www.ghana-khrc.org/
Le directeur de ce centre et un chercheur (post doctoral) ont travaillé conjointement avec Lowell afin de donner leur avis sur le projet et le rendre viable - trouver des villages où il y a des dispensaires (petites cliniques) et le rendre vraiment scientifique. Il ne reste qu’à attendre la réponse – positive ou négative – d’un bailleurs de fonds, avec qui on espère recevoir le financement. Nous le saurons d’ici un mois et demi.
Après, si c’est négatif, on cherchera des fonds ailleurs.
En gros, voilà pourquoi nous sommes dans ce petit village africain, Laure Marianne, Lowell moi. L’objectif premier était évidemment de rassembler la famille.
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Objectif 1 atteint. Justement, ce matin, suite à un sursaut de découragement de ma part, Lowell m’a dit «Think positive, Caro».
Parce que toujours pas de courant ce matin, pas de frigo, et j’ai un souper à faire ce soir, on a un invité!!!! Ça me rend contente ça! Je vais faire cuire un bon poulet à ma façon, avec des pommes de terre – une délicatesse par ici – du beurre fondu, du choux fleur… et bien sûr, une salade de fruit avec un seul fruit: des mangues, des mangues, des mangues... J'ai une dernière conserve d'huîtres fumées... je crois bien que je vais l'ouvrir comme entrée...
J'ai aussi sû qu'on allait avoir du courant pour ce soir, yé!
lundi 23 avril 2007
Et maintenant... pourquoi Kintampo?
(écrit très rapidement... sorry, je ne me suis pas relue).
En 1996, quand Lowell travaillait à Dakar, il avait en tête de trouver une plante indigène de l’Afrique de l’Ouest, en tout cas, une connue des populations, qui pourrait, au meilleur de sa capacité – en terme de vitamines, protéines végétales, oligo-éléments – participer à diminuer la malnutrition des jeunes enfants et des mères allaitantes.
En cherchant, il a découvert que l’arbre, Moringa oleifera – voir www.moringanews.org - possédait d’immenses qualités, beaucoup plus que la majorité des autres plantes. En fait, elle se situe à peu près au même niveau que la très connue spiruline, mais cette dernière est difficile et coûteuse à produire en Afrique de l’Ouest. L’arbre pousse à peu près partout dans ces régions, est adaptée aux conditions de sécheresse, pousse très rapidement, et surtout, produit des feuilles d’une grande richesse en terme de vitamine A et de protéines végétales. Il a donc élaboré un projet en Casamance – sud du Sénégal – dans 8 cliniques où de nombreuses femmes viennent chaque jour faire traiter leurs enfants souffrant de malnutrition. L’étude a eu des effets importants, permettant aux enfants de récupérer un poids normal en moins de 2 mois.
Durant ces dernières années, Lowell a continué à étudier, à travailler l’arbre – particulièrement les feuilles, transformées en poudre, mais aussi toutes les autres parties de l’arbre – à l’intérieur de nombreux projets, et il a publié deux livres « The Miracle Tree », avec différents collaborateurs scientifiques de partout dans le monde – voir : http://www.treesforlife.org/project/moringa/bib.fr.asp
Il avait en tête, depuis ces 10 dernières années, de travailler avec moins de contraintes – comme des organismes qui modifiaient trop fréquemment ses propositions – pour pouvoir créer un projet permettant de démontrer scientifiquement que le Moringa a des effets positifs sur les enfants souffrant de malnutrition, et que cet arbre soit enfin reconnu auprès des grandes organisations internationales (comme le PAM – Programme alimentaire mondial).
Et c’est à Kintampo qu’il a trouvé les liens nécessaires pour la réalisation de ce projet.
…suite plus tard.
En 1996, quand Lowell travaillait à Dakar, il avait en tête de trouver une plante indigène de l’Afrique de l’Ouest, en tout cas, une connue des populations, qui pourrait, au meilleur de sa capacité – en terme de vitamines, protéines végétales, oligo-éléments – participer à diminuer la malnutrition des jeunes enfants et des mères allaitantes.
En cherchant, il a découvert que l’arbre, Moringa oleifera – voir www.moringanews.org - possédait d’immenses qualités, beaucoup plus que la majorité des autres plantes. En fait, elle se situe à peu près au même niveau que la très connue spiruline, mais cette dernière est difficile et coûteuse à produire en Afrique de l’Ouest. L’arbre pousse à peu près partout dans ces régions, est adaptée aux conditions de sécheresse, pousse très rapidement, et surtout, produit des feuilles d’une grande richesse en terme de vitamine A et de protéines végétales. Il a donc élaboré un projet en Casamance – sud du Sénégal – dans 8 cliniques où de nombreuses femmes viennent chaque jour faire traiter leurs enfants souffrant de malnutrition. L’étude a eu des effets importants, permettant aux enfants de récupérer un poids normal en moins de 2 mois.
Durant ces dernières années, Lowell a continué à étudier, à travailler l’arbre – particulièrement les feuilles, transformées en poudre, mais aussi toutes les autres parties de l’arbre – à l’intérieur de nombreux projets, et il a publié deux livres « The Miracle Tree », avec différents collaborateurs scientifiques de partout dans le monde – voir : http://www.treesforlife.org/project/moringa/bib.fr.asp
Il avait en tête, depuis ces 10 dernières années, de travailler avec moins de contraintes – comme des organismes qui modifiaient trop fréquemment ses propositions – pour pouvoir créer un projet permettant de démontrer scientifiquement que le Moringa a des effets positifs sur les enfants souffrant de malnutrition, et que cet arbre soit enfin reconnu auprès des grandes organisations internationales (comme le PAM – Programme alimentaire mondial).
Et c’est à Kintampo qu’il a trouvé les liens nécessaires pour la réalisation de ce projet.
…suite plus tard.
vendredi 20 avril 2007
La question de tout bon blogueur
Comme les millions d’autres blogueurs, je me pose la question : pourquoi bloguer? À quoi ça sert, cet espace ouvert, où je raconte les péripéties d’une famille américaine et québécoise en Afrique de l’Ouest? Pourquoi ne pas envoyer des courriels à tous, comme ma bonne amie Renée le fait, lorsqu’elle part en Afrique? Ce serait plus sympa, plus intime, moins impudique?
J’y ai longuement réfléchi. En fait, depuis que j’ai lu un premier blogue, en 1999, celui d’une « Script-O-Mania », qui m’avait vraiment impressionné par la qualité de sa présentation (images, photos, liens, hyperliens, poésie…), je me disais : « Un jour, peut-être, je le ferai ». Mais l’idée de raconter mes histoires, sur la place publique me choquait un peu. S’étaler ainsi, oui, je trouve qu’il faut traverser une certaine étape, pour ne plus le voir comme un manque de pudeur.
Cette année, pour plusieurs raisons, j’ai décidé qu’il serait bon de raconter ce qui se passe ici, à Kintampo.
1) Pour garder en mémoire ce que nous vivons, puisque maintenant je reconnais que c’est particulier - j'ai toujours nié que partir vivre en Afrique, pour une Québécoise "de souche", c'était une expérience extraordinaire. Maintenant, je le vois. De plus, j’imprime le blogue, pour le garder définitivement en mémoire, et au cas où les termites mangeraient le papier, je le mets sur mon disque dur. C’est pourquoi, de temps en temps, vous verrez certaines informations passer que je veux garder, mais qui ne seront pas plus passionnantes que ça -- par exemple, les livre dévorés par les termites…;
2) Bien sûr, pour rester en contact avec les gens que j’aime, et/ou qui veulent avoir de nos nouvelles, y mettre de jolies photos. Le blogue permet d’avoir une présentation agréable, personnalisée.
3) Informer, diffuser des informations sur ce qui se passe en Afrique. En parler avec le plus d'honnêteté possible, sans trop montrer de préjugés (que j'ai quelques fois, je l'admets), mais rester en contact avec le fait que les gens d'ici sont chez eux, avec leurs habitudes. Parler de leurs joies, de leur vécu, de leurs difficultés. Sans préjugé, mais sans flagornerie non plus.
Malheureusement, une partie de ma belle-famille ne parle qu’anglais, et elle n’a pas accès à la lecture de ce site, sauf les frères à Lowell, dont un qui traduit de temps en temps pour ses parents (qui vivent en Arizona) les différentes tranches d’aventure de Kintampo. Je dois ici l’en remercier chaleureusement.
Lowell devrait chaque mois publier un billet en anglais, sur ce qu’il vit ici, à sa manière – et ce ne serait pas mauvais, il possède une plume fantastique.
---
Livres dévorés par les termites, durant l’hiver 2006-2007. Moins que je pensais, mais pour plusieurs, des livres que je désirais vraiment garder, pour les consulter de temps en temps.
1. Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles –Melissa Bank
2. Soyez Zen – Charlotte Joko Beck
3. Le gone du Ghaâba – Azouz Begag
4. Quelqu’un d’autre -- Tonino Benacquista
5. Beyala (perdu le titre)
6. Don Quichotte de la Mancha 1 et 2 – Cervantes (trouvé dans une vraie "puce" de Paris (pour Djo ;) ).
7. Le pendule de Foucault – Umberto Eco
8. Je l’aimais -- Anna Gavalda - pas pire, je viens d'acheter son dernier, et je ne l'ai pas encore lu!
9. Mon enfance – Hermann Hesse (récupérable, mais dégueulasse à toucher)
10. Ébène – Ryszard Kapuscinski (ma plus grande perte, j’aurais voulu le relire, sa vision de l’Afrique est juste, fascinante, drôle, précise, intelligente, jamais cynique, seulement réelle).
11. L’homme rapaillé – Gaston Miron – certains poèmes n’ont pas tous été mangés, je le garde donc (quand même, Miron, on jète pas ça…)
12. Des souris et des homme – John Steinbeck
13. L’éveil de votre enfant – Chantal de Truckis - mon livre de chevet, lors de mon accouchement et après...
14. Remèdes à l’amour – Ovide
15. Les cocos – Wolinski
C’est une drôle d’impression que de se voir prendre les livres, pour en lire les titres, et les voir se détacher comme des membres d’une personne. "Ce paragraphe était intéressant… dommage, irrécupérable".
Je me souviens de Kapuscinski, qui, parlant des Africains habitant en ville, écrivait qu’il comprenait pourquoi personne ne restait à l’intérieur, et que tous se rassemblaient à l’extérieur. C’est simple. Les pièces intérieures sont exiguës – le ciment coûte cher – fermées – contre la poussière – et donc, étouffantes. Ils se retrouvent alors à jaser, le soir, dehors, qui de son thé, de sa bière, de son rafraîchissement de la région. Visites agréables, ventilées par l’air du soir. De ce livre, je n’ai pas pu en relire une seule phrase compète. En voici une partie, qui me rappelle des souvenirs du Nord du Sénégal : « Les champs (…) Les terres proches du village sont depuis (…) temps épuisées, stériles (…) Ce n’est plus que du sable (…) de la poussière. On en peut planter qu’à des kilomètres (de la maison?...) l’espoir qu’il pleut, la terre produira (…).
Sensations de déjà-vu, à Keur Momar Sarr, au Nord du Sénégal, durant ces 4 ou 5 ans.
Un jour, Je le retrouverai bien sur mon passage, maintenant en livre de poche, tellement j’avais été impressionnée par cette écriture, ces histoires si vraies, cette réelle relation avec l'Afrique et ses habitants.
Vers minuit, alors que tous dormaient, j'ai fait un beau feu, et ai regardé brûler les restants. Sous les manguiers. Avec à la main, un petit verre de Grand Marnier...
J’y ai longuement réfléchi. En fait, depuis que j’ai lu un premier blogue, en 1999, celui d’une « Script-O-Mania », qui m’avait vraiment impressionné par la qualité de sa présentation (images, photos, liens, hyperliens, poésie…), je me disais : « Un jour, peut-être, je le ferai ». Mais l’idée de raconter mes histoires, sur la place publique me choquait un peu. S’étaler ainsi, oui, je trouve qu’il faut traverser une certaine étape, pour ne plus le voir comme un manque de pudeur.
Cette année, pour plusieurs raisons, j’ai décidé qu’il serait bon de raconter ce qui se passe ici, à Kintampo.
1) Pour garder en mémoire ce que nous vivons, puisque maintenant je reconnais que c’est particulier - j'ai toujours nié que partir vivre en Afrique, pour une Québécoise "de souche", c'était une expérience extraordinaire. Maintenant, je le vois. De plus, j’imprime le blogue, pour le garder définitivement en mémoire, et au cas où les termites mangeraient le papier, je le mets sur mon disque dur. C’est pourquoi, de temps en temps, vous verrez certaines informations passer que je veux garder, mais qui ne seront pas plus passionnantes que ça -- par exemple, les livre dévorés par les termites…;
2) Bien sûr, pour rester en contact avec les gens que j’aime, et/ou qui veulent avoir de nos nouvelles, y mettre de jolies photos. Le blogue permet d’avoir une présentation agréable, personnalisée.
3) Informer, diffuser des informations sur ce qui se passe en Afrique. En parler avec le plus d'honnêteté possible, sans trop montrer de préjugés (que j'ai quelques fois, je l'admets), mais rester en contact avec le fait que les gens d'ici sont chez eux, avec leurs habitudes. Parler de leurs joies, de leur vécu, de leurs difficultés. Sans préjugé, mais sans flagornerie non plus.
Malheureusement, une partie de ma belle-famille ne parle qu’anglais, et elle n’a pas accès à la lecture de ce site, sauf les frères à Lowell, dont un qui traduit de temps en temps pour ses parents (qui vivent en Arizona) les différentes tranches d’aventure de Kintampo. Je dois ici l’en remercier chaleureusement.
Lowell devrait chaque mois publier un billet en anglais, sur ce qu’il vit ici, à sa manière – et ce ne serait pas mauvais, il possède une plume fantastique.
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Livres dévorés par les termites, durant l’hiver 2006-2007. Moins que je pensais, mais pour plusieurs, des livres que je désirais vraiment garder, pour les consulter de temps en temps.
1. Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles –Melissa Bank
2. Soyez Zen – Charlotte Joko Beck
3. Le gone du Ghaâba – Azouz Begag
4. Quelqu’un d’autre -- Tonino Benacquista
5. Beyala (perdu le titre)
6. Don Quichotte de la Mancha 1 et 2 – Cervantes (trouvé dans une vraie "puce" de Paris (pour Djo ;) ).
7. Le pendule de Foucault – Umberto Eco
8. Je l’aimais -- Anna Gavalda - pas pire, je viens d'acheter son dernier, et je ne l'ai pas encore lu!
9. Mon enfance – Hermann Hesse (récupérable, mais dégueulasse à toucher)
10. Ébène – Ryszard Kapuscinski (ma plus grande perte, j’aurais voulu le relire, sa vision de l’Afrique est juste, fascinante, drôle, précise, intelligente, jamais cynique, seulement réelle).
11. L’homme rapaillé – Gaston Miron – certains poèmes n’ont pas tous été mangés, je le garde donc (quand même, Miron, on jète pas ça…)
12. Des souris et des homme – John Steinbeck
13. L’éveil de votre enfant – Chantal de Truckis - mon livre de chevet, lors de mon accouchement et après...
14. Remèdes à l’amour – Ovide
15. Les cocos – Wolinski
C’est une drôle d’impression que de se voir prendre les livres, pour en lire les titres, et les voir se détacher comme des membres d’une personne. "Ce paragraphe était intéressant… dommage, irrécupérable".
Je me souviens de Kapuscinski, qui, parlant des Africains habitant en ville, écrivait qu’il comprenait pourquoi personne ne restait à l’intérieur, et que tous se rassemblaient à l’extérieur. C’est simple. Les pièces intérieures sont exiguës – le ciment coûte cher – fermées – contre la poussière – et donc, étouffantes. Ils se retrouvent alors à jaser, le soir, dehors, qui de son thé, de sa bière, de son rafraîchissement de la région. Visites agréables, ventilées par l’air du soir. De ce livre, je n’ai pas pu en relire une seule phrase compète. En voici une partie, qui me rappelle des souvenirs du Nord du Sénégal : « Les champs (…) Les terres proches du village sont depuis (…) temps épuisées, stériles (…) Ce n’est plus que du sable (…) de la poussière. On en peut planter qu’à des kilomètres (de la maison?...) l’espoir qu’il pleut, la terre produira (…).
Sensations de déjà-vu, à Keur Momar Sarr, au Nord du Sénégal, durant ces 4 ou 5 ans.
Un jour, Je le retrouverai bien sur mon passage, maintenant en livre de poche, tellement j’avais été impressionnée par cette écriture, ces histoires si vraies, cette réelle relation avec l'Afrique et ses habitants.
Vers minuit, alors que tous dormaient, j'ai fait un beau feu, et ai regardé brûler les restants. Sous les manguiers. Avec à la main, un petit verre de Grand Marnier...
vendredi 13 avril 2007
Quelques moments ensoleillés et autres
Ce sont des photos prises quelques jours avant que la "forteresse" de bois ne soit installée... Les enfants du coin savaient que les manguiers ne leur seraient plus disponibles. Ils étaient tous énervés, et bien gentils par ailleurs. Quelques fois, durant la nuit, ou le matin vers 6H, certains des plus "braves" sautent la clôture et viennent prendre des mangues. Mais n'ayez crainte, chaque soir, durant le "hunting mango", on les ramasse en vu de les partager avec tous les enfants et nos voisins. De toute façon, que ferait-on avec 70 mangues tombées par jour!!!!! Bon, et en plus, c’est pas ce qui manque dans le coin, les manguiers… Mais si j’ai bien compris, chaque arbre possède son propriétaire, et ils sont surveillés avec jalousie. Car on les vend sur la place publique, et c’est un revenu qui peut être intéressant.
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Le nouveau chien à Laure. Elle l'adore, c'est certainement son plus beau cadeau jamais reçu. Et il est mignon comme tout!
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Photo spéciale Stéphanie : je te présente notre nouveau cabanon, fort pratique, quoique la pluie y pénètre… rien de neuf à Charlesbourg à ce sujet?
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La photo où Laure pleure, c'est lors de notre visite dans ce petit-petit village (là où Lowell plante du Moringa sur 8 hectares - 783 habitants, qu'ils m'ont dit. Après 2 heures assis, sous l'oeil intrigué de 100 personnes, qui, bizarrement, se rapprochaient de plus en plus de nous à mesure que le temps passait, la Laure n'en pouvait plus. Elle a éclaté.
Dernière partie de la saga "frigo", juré!
Oui, se sont bien Laure et Lowell, qui se font asperger de l'eau froide des chutes Fuller! Situées à une demi-heure de la maison, le site est devenu notre rendez-vous quotidien du dimanche. Personne n'y vient d'ailleurs. Des chutes qu'à nous, c'est la totale, le luxe! On apporte nos savons et on s'aspèrge, et on regarde couler l'eau, et on savoure des mangues, et des ananas...
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Irritants quotidiens, mais qui n’en a pas?
En arrivant ici, j’ai commencé à avoir peur de manquer de frigo... Mais je me suis finalement faite à l’idée. « Caro, on peut très bien vivre sans ». Pourtant, voilà deux jours, Lowell en a acheté un nouveau – à 1 heure au sud de Kintampo, soit la ville de Teshiman. Un petit frigo. Cent dollars. Rouillé sur les côtés, mais quand on regarde ce qui nous entoure, il devient assez joli -- puisque j’en désire un si fort, je crois le trouver plus agréable à regarder que ce qu’il est en réalité.
Il a bien fonctionné durant 3 heures.
Je constate que le comportement des réfrigérateurs d’ici est lié au voltage qu’on reçoit. Si le courant est faible, en bas de 180 Volt (qui devrait être à 220 V), ça (le moteur) ne part pas. Alors que le système vidéo fonctionne parfaitement, ainsi que la musique, les lumières (mais pas les ventilateurs qui diminuent en force), et bien, le frigo ne fait même pas l’ombre d’un petit bruit me signalant qu’il pourrait produire un peu de fraîcheur.
Il faudra faire mon deuil d’un frigo fonctionnel, qui ne marche que quelques heures par jour. Devenir organisée au jour le jour. Acheter viande et légumes frais à tous les jours. Choisir le lait en poudre de Hollande – ils sont les spécialistes du lait en poudre en Afrique… En tout cas, pour le moment. Car présentement, la saison sèche se termine lentement. En Afrique de l’Ouest, il n’y a pas 4 saisons comme dans les pays tempérés. Il y en a deux: la sèche, et la pluvieuse. Plus où moins longue d’une part et d’autre, selon la proximité au Sahara. Plus on monte vers le Nord, plus la saison des pluies est courte. Ici, au Ghana, il pleut beaucoup, si je compare avec le Nord du Sénégal. À Keur Momar Sarr, le village où j’ai résidé de 1994 à 1996, et où je suis revenu à temps partiel de 1999 à 2003, il ne pleuvait pas 300 mm par saison des pluies. Ici, elle est d’environ 1100 mm par an. Immense différence!
Vers la fin de la saison sèche, le débit des cours d’eau diminue grandement. Et quand on parle de cours d’eau, on pense à barrage et donc, à hydroélectricité. Actuellement, le niveau des rivières est très bas, et c’est la raison qui fait que la compagnie nationale coupe aux 12 heures – pas juste à Kintampo, mais aussi à Accra. J’espère juste que lorsque le niveau des rivières montera – d’ici un mois ou deux au moment de la saison des pluies – ça reviendra à la “normale”, et qu’alors, on aura de l’eau froide à boire – et je crois deviner que tout le monde du coin possède le même désir!!!
Ne pas pouvoir conserver la nourriture longtemps est aussi frustrant. Alors, il faut absolument acheter la viande du jour – celle de la vache tuée le jour même. Faut voir les étales de coupe de viande – les bouchers d’ici – pour comprendre certaines façons, d’ailleurs les même qu’au Sénégal ou au Mali. Quand le boucher coupe la viande, devant moi, il m’arrive de devoir ôter quelques morceaux d’os qui revolent sur ma robe – os coupé à la machette. L’état des lieux est plus que douteux. Sans vouloir juger quoique ce soit, je ne peux que constater que c’est vraiment crasseux, et même, c’est un faible mot quand on scrute avec attention la table du boucher, les murs, le plancher. Sachant que la vache est toujours tuée le matin même, je ne m’en offusque plus trop.
Mais, et j’insiste sur ce point : la viande d’Afrique de l’Ouest est la meilleure que je n’ai jamais goûtée, même celle d’Alberta, même celle d’Afrique du Sud ne leur arrivent pas à la cheville. Son goût n’a aucun rapport avec celui qu’on trouve au Métro-IGA-Maxi de Charlesbourg. Presque pas de gras, une viande avec très peu d’eau, une chair tendre, qui se croque presque crue, avec dessus, que du sel marin breton… Ces animaux broutent partout sur le territoire, suivis de leur berger, et leur diète est certainement frugale, si on compare à celle de nos vaches. Elles sont évidemment beaucoup plus minces, mais elle sont aussi traitées (vaccinées). Au moins, ici, on le côtoie à tous les jours. Va savoir pourquoi, mais je suis rassurée de voir la vache que je vais peut-être déguster ce soir. Et que dire des moutons…
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Pas de courant durant la journée, soit de 6H à 18H. Le matin, on le sait tout de suite, par l’arrêt des ventilateurs. Chaleur, lourdeur. Qui ne donne pas du tout le goût d’être active. Mais aujourd’hui (mercredi), jour du marché, je suis partie avec Laure, vers 14H00 (le matin, le marché ouvre très lentement), alors que la chaleur est à son top, pour lui trouver une casquette rouge – c’est qu’elle a insisté la coquine, on a oublié la sienne à Québec. Gros défit. Quand on sait qu’on sera suivi par une horde de 10 enfants tout le long et qu’on sera accosté aux 10 minutes (en anglais) « Hé les Blancs, que faites-vous ici? » et scruté de partout à chaque pas. Si j’achète des sandales, on peut se regrouper à 30 autour de nous, pour nous regarder. Je ne le cache pas, pour moi, c’est une difficulté, malgré que ces regards soient sainement curieux, ils sont tout de même… gênants. Heureusement, la maison est située à 10 minutes de marche du marché, ce sera assez rapide.
On l’a trouvé la casquette à Laure! Avec une image de Sponge Bob... OK, on ne fera pas les difficiles, on va la prendre à 1$. J’ai aussi trouvé des chaussettes à 40 sous la paire – je préfère que Laure porte des bas, malgré la chaleur, et ce, même en sandales. J’en avais une dizaine, mais elle se salissent au quart de tour. Surtout qu’aujourd’hui – vendredi, maintenant – notre voisin Paul, 14 ans, a tué un scorpion à côté de chez nous.
On a aussi déniché de la vraie laitue fraîche et des côtelettes de mouton pour le souper – à préparer avec du thym séché, de la moutarde de Dijon, de l’ail, du gros sel gris de Guérande, du poivre et de l’huile d’olive. Grillées. Délicieuses. Avec les choux-fleurs que Lowell achetés avant-hier à Techiman (1 heure de route) suivis des pommes de terre à l’huile d’olive, et, au final, des mangues comme dessert, ce sera le comble!
Justement, chaque soir, Lowell et Laure partent, lampe torche à la main, à un “Mango Hunting”. À la recherche des mangues tombées sous nos 4 manguiers. Ce soir, on a eu du vent, et ils en ont récolté... 40!!!!!! La fraîcheur de ce fruit ferait tomber de jalousie n’importe quel grand cuisinier de Québec... Mais… me manque de la crème fraîche pour parfaire le tout. Non, ce soir, avec la pluie qui a adouci l’atmosphère, je ne me plaindrais pas du tout, pas du tout. Surtout qu’il y a du courant, et un ventilo pour rafraîchir la peau.
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Stupéfaction! Paraîtrait que le bonheur est à Repentigny! Comme j'y suis née, je trouve important de le souligner ici. Faudrait le dire à maman qui y vit toujours :)
http://www.cyberpresse.ca/article/20070413/CPACTUALITES/704130621/1019/CPACTUALITES
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Irritants quotidiens, mais qui n’en a pas?
En arrivant ici, j’ai commencé à avoir peur de manquer de frigo... Mais je me suis finalement faite à l’idée. « Caro, on peut très bien vivre sans ». Pourtant, voilà deux jours, Lowell en a acheté un nouveau – à 1 heure au sud de Kintampo, soit la ville de Teshiman. Un petit frigo. Cent dollars. Rouillé sur les côtés, mais quand on regarde ce qui nous entoure, il devient assez joli -- puisque j’en désire un si fort, je crois le trouver plus agréable à regarder que ce qu’il est en réalité.
Il a bien fonctionné durant 3 heures.
Je constate que le comportement des réfrigérateurs d’ici est lié au voltage qu’on reçoit. Si le courant est faible, en bas de 180 Volt (qui devrait être à 220 V), ça (le moteur) ne part pas. Alors que le système vidéo fonctionne parfaitement, ainsi que la musique, les lumières (mais pas les ventilateurs qui diminuent en force), et bien, le frigo ne fait même pas l’ombre d’un petit bruit me signalant qu’il pourrait produire un peu de fraîcheur.
Il faudra faire mon deuil d’un frigo fonctionnel, qui ne marche que quelques heures par jour. Devenir organisée au jour le jour. Acheter viande et légumes frais à tous les jours. Choisir le lait en poudre de Hollande – ils sont les spécialistes du lait en poudre en Afrique… En tout cas, pour le moment. Car présentement, la saison sèche se termine lentement. En Afrique de l’Ouest, il n’y a pas 4 saisons comme dans les pays tempérés. Il y en a deux: la sèche, et la pluvieuse. Plus où moins longue d’une part et d’autre, selon la proximité au Sahara. Plus on monte vers le Nord, plus la saison des pluies est courte. Ici, au Ghana, il pleut beaucoup, si je compare avec le Nord du Sénégal. À Keur Momar Sarr, le village où j’ai résidé de 1994 à 1996, et où je suis revenu à temps partiel de 1999 à 2003, il ne pleuvait pas 300 mm par saison des pluies. Ici, elle est d’environ 1100 mm par an. Immense différence!
Vers la fin de la saison sèche, le débit des cours d’eau diminue grandement. Et quand on parle de cours d’eau, on pense à barrage et donc, à hydroélectricité. Actuellement, le niveau des rivières est très bas, et c’est la raison qui fait que la compagnie nationale coupe aux 12 heures – pas juste à Kintampo, mais aussi à Accra. J’espère juste que lorsque le niveau des rivières montera – d’ici un mois ou deux au moment de la saison des pluies – ça reviendra à la “normale”, et qu’alors, on aura de l’eau froide à boire – et je crois deviner que tout le monde du coin possède le même désir!!!
Ne pas pouvoir conserver la nourriture longtemps est aussi frustrant. Alors, il faut absolument acheter la viande du jour – celle de la vache tuée le jour même. Faut voir les étales de coupe de viande – les bouchers d’ici – pour comprendre certaines façons, d’ailleurs les même qu’au Sénégal ou au Mali. Quand le boucher coupe la viande, devant moi, il m’arrive de devoir ôter quelques morceaux d’os qui revolent sur ma robe – os coupé à la machette. L’état des lieux est plus que douteux. Sans vouloir juger quoique ce soit, je ne peux que constater que c’est vraiment crasseux, et même, c’est un faible mot quand on scrute avec attention la table du boucher, les murs, le plancher. Sachant que la vache est toujours tuée le matin même, je ne m’en offusque plus trop.
Mais, et j’insiste sur ce point : la viande d’Afrique de l’Ouest est la meilleure que je n’ai jamais goûtée, même celle d’Alberta, même celle d’Afrique du Sud ne leur arrivent pas à la cheville. Son goût n’a aucun rapport avec celui qu’on trouve au Métro-IGA-Maxi de Charlesbourg. Presque pas de gras, une viande avec très peu d’eau, une chair tendre, qui se croque presque crue, avec dessus, que du sel marin breton… Ces animaux broutent partout sur le territoire, suivis de leur berger, et leur diète est certainement frugale, si on compare à celle de nos vaches. Elles sont évidemment beaucoup plus minces, mais elle sont aussi traitées (vaccinées). Au moins, ici, on le côtoie à tous les jours. Va savoir pourquoi, mais je suis rassurée de voir la vache que je vais peut-être déguster ce soir. Et que dire des moutons…
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Pas de courant durant la journée, soit de 6H à 18H. Le matin, on le sait tout de suite, par l’arrêt des ventilateurs. Chaleur, lourdeur. Qui ne donne pas du tout le goût d’être active. Mais aujourd’hui (mercredi), jour du marché, je suis partie avec Laure, vers 14H00 (le matin, le marché ouvre très lentement), alors que la chaleur est à son top, pour lui trouver une casquette rouge – c’est qu’elle a insisté la coquine, on a oublié la sienne à Québec. Gros défit. Quand on sait qu’on sera suivi par une horde de 10 enfants tout le long et qu’on sera accosté aux 10 minutes (en anglais) « Hé les Blancs, que faites-vous ici? » et scruté de partout à chaque pas. Si j’achète des sandales, on peut se regrouper à 30 autour de nous, pour nous regarder. Je ne le cache pas, pour moi, c’est une difficulté, malgré que ces regards soient sainement curieux, ils sont tout de même… gênants. Heureusement, la maison est située à 10 minutes de marche du marché, ce sera assez rapide.
On l’a trouvé la casquette à Laure! Avec une image de Sponge Bob... OK, on ne fera pas les difficiles, on va la prendre à 1$. J’ai aussi trouvé des chaussettes à 40 sous la paire – je préfère que Laure porte des bas, malgré la chaleur, et ce, même en sandales. J’en avais une dizaine, mais elle se salissent au quart de tour. Surtout qu’aujourd’hui – vendredi, maintenant – notre voisin Paul, 14 ans, a tué un scorpion à côté de chez nous.
On a aussi déniché de la vraie laitue fraîche et des côtelettes de mouton pour le souper – à préparer avec du thym séché, de la moutarde de Dijon, de l’ail, du gros sel gris de Guérande, du poivre et de l’huile d’olive. Grillées. Délicieuses. Avec les choux-fleurs que Lowell achetés avant-hier à Techiman (1 heure de route) suivis des pommes de terre à l’huile d’olive, et, au final, des mangues comme dessert, ce sera le comble!
Justement, chaque soir, Lowell et Laure partent, lampe torche à la main, à un “Mango Hunting”. À la recherche des mangues tombées sous nos 4 manguiers. Ce soir, on a eu du vent, et ils en ont récolté... 40!!!!!! La fraîcheur de ce fruit ferait tomber de jalousie n’importe quel grand cuisinier de Québec... Mais… me manque de la crème fraîche pour parfaire le tout. Non, ce soir, avec la pluie qui a adouci l’atmosphère, je ne me plaindrais pas du tout, pas du tout. Surtout qu’il y a du courant, et un ventilo pour rafraîchir la peau.
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Stupéfaction! Paraîtrait que le bonheur est à Repentigny! Comme j'y suis née, je trouve important de le souligner ici. Faudrait le dire à maman qui y vit toujours :)
http://www.cyberpresse.ca/article/20070413/CPACTUALITES/704130621/1019/CPACTUALITES
mardi 10 avril 2007
Premier essai de photo. La photo n'est pas excellente, mais on va voir. Ce sont les chutes de Fuller Falls, de Kintampo. On en a deux de chutes, a Kintampo. Celle-ci est magnifique!!!
Et bonne nouvelle, après 30 ans de cigarette, Lowell en est rendu à 1 mois sans. Je susi émue, et touchée et le trouve courageux d'avoir arrêté.
vendredi 6 avril 2007
La vie, au quotidien
Sorry pour le clavier americain, sans accents.
Juste un mot, pour dire que ca va. Rien de parfait, mais petit a petit, notre maison ressemble de plus en plus a un endroit ou il fera bientot bon y vivre.
J'ecris beaucoup de messages pour le blog, via mon propre ordinateur portable. Malheureusement, cet ordinateur ne possede pas d'entree pour une cle USB. Mais la semaine prochaine, je pourrai utiliser directement mon ordinateur pour communiquer avec les miens et ecrire correctement mes histoires. Nous sommes chanceux: Lowell et moi, on travaille avec un centre de recheche medical a Kintampo, tres sophistique pour la place - ils ont un groupe electrogene, les rendant independant du courant de la ville - et un satellite pour une connexion Internet assez rapide - on se croirait dans un autre monde ici!
Si on oublie les problemes de la vie quotidienne - Karen Blixen dans son environnement au Kenya, au debut du siecle, parlerait de "shauries" - alors, je peux dire que la vie est vraiment bonne --
(Bon... je vais copier ce qui est ecrit sur mon portable, j'ai trop le gout de communiquer. Tant pis pour les accents.)
Je pourrais elaborer longuement au sujet de ces difficultes quotidiennes, mais vous allez voir, la joie de vivre prend le dessus. Quand meme, juste une petite enumeration:
- Manque de courant une journe sur deux;
- Pas de frigo - c'est fou ce que ca me manque!
- Difficulte a trouver une nourriture satisfaisante, nourrissante et saine - surtout les legumes, quoique je me debrouille bien, avec ce qu'il y a au marche: tomates, oignons, pomme de terre de temps en temps (ici, on mange surtout de l'igname, une autre tubercule). Sur notre terrain, on a meme 4 manguiers, et c'est LA saison. Laure en a tellement mange qu'elle a eu des bobos sur la face. ELle les mangeais comme les enfants du coin: on croque une petite partie de la peau, on la crache, et on aspire le jus. Ce qui fait que la face touche toujours un partie tres acide. Quand elle a vu ses petits bobos autour de la bouche, elle a accepte de manger les mangues coupees avec une fourchette... En plus, ces manguiers font de magnifiques cadeaux a tous les visiteurs et voisins. Les enfants grimpent jusqu'en haut, brassent les branches, et ca tombe - au moins 50 par jour! On trouve aussi beaucoup de bonne viande de vache, des poulets vivants - qu'on doit tuer, plumer et vider de leurs entrailles, ainsi que des faisans. Du lait en poudre. Du pain blanc - ca doit faire 15 ans que je n'en avait pas autant manger, sauf le pain baguette. En fait, comme j'adore faire a manger, on se debrouille. Une fois par semaine, on mange du mouton, ou de la chevre. Beaucoup de legumnineuses. Ce qui fait que j'ai perdu la graisse accumulee a Quebec, a force de bons fromages, de jambons - ah! un bon jambon de parme... - de lait 3,25%, de yahourt Liberte... Laure qui aime les moules, les huitres... doit arriver a s'habituer a manger autrement. Elle coopere assez bien. Je crois que ce qui lui manque le plus, c'est de l'eau froide et du jus frais.
Autres petits pepins:
- Un plombier qui repare une toilette en la brisant. C'est peu partique. Laure portait des couches pour faire dodo, avant de partir du Quebec. Maintenant, je n'en ai plus, alors, il faut la lever vers minuit, une heure du matin. Mais la toilette coule enormement et comme elle dort presque, je ne peux pas la prendre pour la deposer sur le bol, c'est dangereux de glisser. Alors, on a eu recours au pipi pot, et durant le jour, et bien on essore!
- Il faut l'avouer: les lieux sont souvent insalubres. Il faut toujours nettoyer, car notre terrain est sur le sable, et il pleut souvent. Laure oublie souvent de changer de sandales avant de rentrer. Elle apprend, comme elle dit! Dans notre concession (compound), c
- La maison n'est pas un chateau, mais c'est vivable. On a un beau "set" de salon en rotin, et j'ai ouvert toutes mes boites. J'ai eu quelques bancs decores - pour ceux qui se souviennent! - qui ont ete manges par des termites - et de nombreux livres - dont le livre de Gaston Miron, ses poemes principaux, ainsi que Rouge, de Ruffin (pour Zab ;) ). Plusieurs objets d'art en bois ont aussi subis le meme sort. Mais tous mes dictionnaires, et environ 300 livres que j'aime, des revues, une trentaine de livre de recette sont restes intacts. OUF.
- Tiens, un autre histoire, pas tres drole: la voisine est venue me voir pour me demander un medicament pour faire sortir de son giron son embryon de quelques semaines. "I need medecine" qu'elle m'a dit. Elle a a peine 19 ans, et me repete que sa mere va la tuer... J'ai insiste pour lui dire d'aller voir un docteur, et qu'a ce stade, aucune medecine ne peut faire sortir son petit, au risque qu'elle soit tres malade. Je ne sais pas ce qu'elle va faire.
- Et les moustiques, ma plus grande peur. On s'asperge a tous les jours de vaporisateurs anti-moustiques, a partir de 5 heures, on a des moustiquaires partout, des spirales qui brulent. En esperant que ce soit assez. Ici, la malaria est tres forte, et Lowell l'a eu par deux fois recemment.
En fait, je comprends souvent - mais pas toujours - pourquoi je reviens constamment en Afrique de l'Ouest, depuis 14 ans. BIen sure, l'amoureux qui ne vt bien qu'au rythme africain est la raison principale, - entre 1992 et 1997, c'etait pour ma carriere. Mais il y a plus, il me faut me l'avouer enfin. L'espoir que nos travaux avec le Moringa, pour contrer la malnutrition soient un jour efficaces nous portent de plus en plus.
Il y a surtout que j'aime vraiemnt l'Afrique, ses gens,la facilite, de rencontrer du monde, la gentillesse de ceux que je cotoie, les discussions sur tout et rien. IL me semble que la vraie vie doit ressembler plus a ca qu'a celle ou je stress pour un rien, au Quebec.
Puis, le fait de vivre a l'exterieur, tres souvent.
Vers 16 heures, chaque soir, j'installe deux bassines d'eau, pour baigner Laure. Elle n'accepte pas de se laver dans le bain, qui est trop sombre et salit par la peinture. Elle adore ce temps ou dehors, elle joue dans l'eau, se nettoyant du sable loge un peu partout sur son corps. Elle est horriblement sale, la coquine-grimpeuse-d'arbres. Je l'habille, l'asperge de "Off region sauvage".
Puis, je prepare a manger. Laure ecoute un video, si on a du courant, sinon, on cherche des bougies, nos lampes torches, car le courant coupe maintenant vers 18H. Ca dure 12 heures. On installe une jolie table dehors, avec une nappe, de beaux ustenciles, des jolies coupes de vin. Je me dis qu'il est agreable de croire qu'on mange dans du beu, ca me semble meilleur. Apres, Laure est fatiguee, et je la couche.
Apres, le meilleur moment de la journee: plus persone ne vient nous saluer. A Kintampo,tous viennent nous souhaiter une bonne journee.
"I come to greet you" avec un sourire. Et j'ai peine a penser que je ne peux pas encore leur offrir de l'eau fraiche. Mais ca viendra.
ALors, Lowell et moi, on s'assoie, on discute, et je savoure ces instants ou nous sommes vraiment heureux d'etre ensemble, de rigoler, de se raconter notre journee et nos "shauries", qui ne sont pas si pire que ca, a bien y penser.
Car malgre tout, et peut-etre "a cause de", je suis profondement heureuse a Kintampo. "Tant qu'il y a la sante" comme disent les aines!
---
Encore un gros merci chaleureux pour tous ceux qui m'ecrivent des commentaires. Sylvie, dis un beau bonjour a Diane qui me manque, tu devines t un gros "hug" a ta Roxanne - Laure en parle beaucoup. Jacqueline, je pense beaucoup a vous, et a vos deux filles, Catherine et Juliette. ON se revoit dans quelques mois!
Et mes cyber copines de toujours, je vous revoie ailleurs, des que je suis connectee sur mon ordi!
Juste un mot, pour dire que ca va. Rien de parfait, mais petit a petit, notre maison ressemble de plus en plus a un endroit ou il fera bientot bon y vivre.
J'ecris beaucoup de messages pour le blog, via mon propre ordinateur portable. Malheureusement, cet ordinateur ne possede pas d'entree pour une cle USB. Mais la semaine prochaine, je pourrai utiliser directement mon ordinateur pour communiquer avec les miens et ecrire correctement mes histoires. Nous sommes chanceux: Lowell et moi, on travaille avec un centre de recheche medical a Kintampo, tres sophistique pour la place - ils ont un groupe electrogene, les rendant independant du courant de la ville - et un satellite pour une connexion Internet assez rapide - on se croirait dans un autre monde ici!
Si on oublie les problemes de la vie quotidienne - Karen Blixen dans son environnement au Kenya, au debut du siecle, parlerait de "shauries" - alors, je peux dire que la vie est vraiment bonne --
(Bon... je vais copier ce qui est ecrit sur mon portable, j'ai trop le gout de communiquer. Tant pis pour les accents.)
Je pourrais elaborer longuement au sujet de ces difficultes quotidiennes, mais vous allez voir, la joie de vivre prend le dessus. Quand meme, juste une petite enumeration:
- Manque de courant une journe sur deux;
- Pas de frigo - c'est fou ce que ca me manque!
- Difficulte a trouver une nourriture satisfaisante, nourrissante et saine - surtout les legumes, quoique je me debrouille bien, avec ce qu'il y a au marche: tomates, oignons, pomme de terre de temps en temps (ici, on mange surtout de l'igname, une autre tubercule). Sur notre terrain, on a meme 4 manguiers, et c'est LA saison. Laure en a tellement mange qu'elle a eu des bobos sur la face. ELle les mangeais comme les enfants du coin: on croque une petite partie de la peau, on la crache, et on aspire le jus. Ce qui fait que la face touche toujours un partie tres acide. Quand elle a vu ses petits bobos autour de la bouche, elle a accepte de manger les mangues coupees avec une fourchette... En plus, ces manguiers font de magnifiques cadeaux a tous les visiteurs et voisins. Les enfants grimpent jusqu'en haut, brassent les branches, et ca tombe - au moins 50 par jour! On trouve aussi beaucoup de bonne viande de vache, des poulets vivants - qu'on doit tuer, plumer et vider de leurs entrailles, ainsi que des faisans. Du lait en poudre. Du pain blanc - ca doit faire 15 ans que je n'en avait pas autant manger, sauf le pain baguette. En fait, comme j'adore faire a manger, on se debrouille. Une fois par semaine, on mange du mouton, ou de la chevre. Beaucoup de legumnineuses. Ce qui fait que j'ai perdu la graisse accumulee a Quebec, a force de bons fromages, de jambons - ah! un bon jambon de parme... - de lait 3,25%, de yahourt Liberte... Laure qui aime les moules, les huitres... doit arriver a s'habituer a manger autrement. Elle coopere assez bien. Je crois que ce qui lui manque le plus, c'est de l'eau froide et du jus frais.
Autres petits pepins:
- Un plombier qui repare une toilette en la brisant. C'est peu partique. Laure portait des couches pour faire dodo, avant de partir du Quebec. Maintenant, je n'en ai plus, alors, il faut la lever vers minuit, une heure du matin. Mais la toilette coule enormement et comme elle dort presque, je ne peux pas la prendre pour la deposer sur le bol, c'est dangereux de glisser. Alors, on a eu recours au pipi pot, et durant le jour, et bien on essore!
- Il faut l'avouer: les lieux sont souvent insalubres. Il faut toujours nettoyer, car notre terrain est sur le sable, et il pleut souvent. Laure oublie souvent de changer de sandales avant de rentrer. Elle apprend, comme elle dit! Dans notre concession (compound), c
- La maison n'est pas un chateau, mais c'est vivable. On a un beau "set" de salon en rotin, et j'ai ouvert toutes mes boites. J'ai eu quelques bancs decores - pour ceux qui se souviennent! - qui ont ete manges par des termites - et de nombreux livres - dont le livre de Gaston Miron, ses poemes principaux, ainsi que Rouge, de Ruffin (pour Zab ;) ). Plusieurs objets d'art en bois ont aussi subis le meme sort. Mais tous mes dictionnaires, et environ 300 livres que j'aime, des revues, une trentaine de livre de recette sont restes intacts. OUF.
- Tiens, un autre histoire, pas tres drole: la voisine est venue me voir pour me demander un medicament pour faire sortir de son giron son embryon de quelques semaines. "I need medecine" qu'elle m'a dit. Elle a a peine 19 ans, et me repete que sa mere va la tuer... J'ai insiste pour lui dire d'aller voir un docteur, et qu'a ce stade, aucune medecine ne peut faire sortir son petit, au risque qu'elle soit tres malade. Je ne sais pas ce qu'elle va faire.
- Et les moustiques, ma plus grande peur. On s'asperge a tous les jours de vaporisateurs anti-moustiques, a partir de 5 heures, on a des moustiquaires partout, des spirales qui brulent. En esperant que ce soit assez. Ici, la malaria est tres forte, et Lowell l'a eu par deux fois recemment.
En fait, je comprends souvent - mais pas toujours - pourquoi je reviens constamment en Afrique de l'Ouest, depuis 14 ans. BIen sure, l'amoureux qui ne vt bien qu'au rythme africain est la raison principale, - entre 1992 et 1997, c'etait pour ma carriere. Mais il y a plus, il me faut me l'avouer enfin. L'espoir que nos travaux avec le Moringa, pour contrer la malnutrition soient un jour efficaces nous portent de plus en plus.
Il y a surtout que j'aime vraiemnt l'Afrique, ses gens,la facilite, de rencontrer du monde, la gentillesse de ceux que je cotoie, les discussions sur tout et rien. IL me semble que la vraie vie doit ressembler plus a ca qu'a celle ou je stress pour un rien, au Quebec.
Puis, le fait de vivre a l'exterieur, tres souvent.
Vers 16 heures, chaque soir, j'installe deux bassines d'eau, pour baigner Laure. Elle n'accepte pas de se laver dans le bain, qui est trop sombre et salit par la peinture. Elle adore ce temps ou dehors, elle joue dans l'eau, se nettoyant du sable loge un peu partout sur son corps. Elle est horriblement sale, la coquine-grimpeuse-d'arbres. Je l'habille, l'asperge de "Off region sauvage".
Puis, je prepare a manger. Laure ecoute un video, si on a du courant, sinon, on cherche des bougies, nos lampes torches, car le courant coupe maintenant vers 18H. Ca dure 12 heures. On installe une jolie table dehors, avec une nappe, de beaux ustenciles, des jolies coupes de vin. Je me dis qu'il est agreable de croire qu'on mange dans du beu, ca me semble meilleur. Apres, Laure est fatiguee, et je la couche.
Apres, le meilleur moment de la journee: plus persone ne vient nous saluer. A Kintampo,tous viennent nous souhaiter une bonne journee.
"I come to greet you" avec un sourire. Et j'ai peine a penser que je ne peux pas encore leur offrir de l'eau fraiche. Mais ca viendra.
ALors, Lowell et moi, on s'assoie, on discute, et je savoure ces instants ou nous sommes vraiment heureux d'etre ensemble, de rigoler, de se raconter notre journee et nos "shauries", qui ne sont pas si pire que ca, a bien y penser.
Car malgre tout, et peut-etre "a cause de", je suis profondement heureuse a Kintampo. "Tant qu'il y a la sante" comme disent les aines!
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Encore un gros merci chaleureux pour tous ceux qui m'ecrivent des commentaires. Sylvie, dis un beau bonjour a Diane qui me manque, tu devines t un gros "hug" a ta Roxanne - Laure en parle beaucoup. Jacqueline, je pense beaucoup a vous, et a vos deux filles, Catherine et Juliette. ON se revoit dans quelques mois!
Et mes cyber copines de toujours, je vous revoie ailleurs, des que je suis connectee sur mon ordi!
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