Kintampo-la-Jolie
Ainsi Laure a-t-elle nommé le village.
Pourtant, à notre arrivée, elle nous avait très mal accueillies.
Nous sommes partis le matin du 19 mars, à 7H15, pour que Laure et moi puissions prendre l’autobus climatisé en partance vers Kintampo. Lowell devait partir devant nous, avec la voiture chargée de nos biens – une partie - pendant que Laure et moi devions faire le voyage par bus.
Or, l’autobus est arrivé vers 10H45, et est parti vers 11H00… Dure réalité.
Le voyage s’est assez bien déroulé, si on accepte que la radio criarde reste ouverte tout le long du voyage – 10 heures avec 2 arrêts de 15 minutes. Long voyage, mais personne ne se plaint. Le chauffeur nous a assigné nos places, mettant tous les étrangers (couleur pâle) dans le même coin. Sens de l’organisation, sûrement. Laure a pu écouter pour la première fois Peter Pan, et je suis satisfaite d’avoir pu trouver un vidéo (cher) où il n’y a pas d’imbécile amoureux et d’amoureuse transis qui attend son prince charmant.
Nous sommes arrivées à 22H00, et Lowell était de nouveau au rendez-vous. La gare était fort jolie: des lampions partout, pour éclairer les petits commerces vendant du poisson-viande-poulet grillé. Mais surtout, pour éclairer un village qui n’a plus de courant. À l’arrivé à l’hôtel, il n’y a pas plus de courant.
« Les meilleur hôtel du village, Caroline, top luxe! » dit mon mari.
Le groupe électrogène de l’hôtel venait juste de briser. Il n’y avait pas d’eau non plus. Pas plus de chandelles. Des lampes torches? Oui! Et un seau d’eau dans la douche. Ouf, j’en ai besoin. À l’intérieur, un gros verre pour me verser l’eau sur le corps.
En ma lavant, je ne vois pas l’eau. Mais je sens de drôles de choses qui parcourent mon corps. Je saurai le lendemain, avec la lumière du jour, que l’eau était assez sale, avec des « genres cheveux beiges raides » et au fond, du sable. Peut-être autre chose. Je ne l’analyserai pas plus.
Laure s’est finalement endormie, et nous pouvons souper. Les gens de l’hôtel nous attendent depuis quelques heures. Ici, la patience n’est pas une qualité, c’est une habitude. Ils nous disent qu’ils peuvent préparer un bon repas.
- Qu’avez vous?
- Ah, de tout.
Pas de problème. Nous commandons du poulet et des frites. Arrive les plats. Peu de lumière. Lowell regarde son assiette : que des frites. Je vérifie. En effet, que de délicieuses frites. Et moi, un « genre poulet » et des frites.
- Pas de poulet pour moi, dit le pauvre Lowell?
- Désolé, il était trop congelé, répond le cuisinier.
Je mets dans ma bouche l’animal : « Goût poisson » que je dis à mon cher mari. C’était du poisson, en effet. « Une tête » dit Lowell.
- Lowell, tu sais, ça pouvait sûrement être pire, mais c’en est pas trop loin.
- …
- Dire que tu avais peur que je ne veuille pas venir vivre à Kintampo? C’est vrai que c’est très loin du vrai luxe de Charlesbourg.
- …
- Bon OK. J’avale ma tête de poisson.
Mais je suis contente, mais très très contente. Nous sommes enfin à Kintampo, et la température est de loin meilleure que celle d’Accra. Chaude, bien sûr, mais sèche.
Ouf, c’est tout ce que je demandais, pour apprécier la vie ici.
---
J'ai oublie ma cle USB (je suis a Teshiman, a 50 km au sud de Kintampo), ou j'avais ecrit un beau message, via mon ordinateur portable (pas de connexion sans fil ici). Donc, avec un clavier americain, et le fait qu'il faut que je me depeche - on repart a Kintampo -, le message sera fort simple.
Ce qui fait que je ne peux raconter que la sante va bien, que la maison est correcte - mais pas terrible, dans le secteur ou nous habitons, il y a peu de courant - ca coupe a tous les 3 jours durant 12 heures), et le climatiseur tout neuf me nargue dans la salon: il sera impossible de le faire fonctionner. Le frigo ne marche pas, pas vraiment d'eau courante - mais on a un puits. On a perdu une bonne partie de nos achats d'Accra, comme la mayo, la creme, et peut-etre le beurre.
Notre stock est enocre dans les boites, puisqu'on n'a pas de rangement. Mais ca viendra a qui sait attendre avec patience ;)
En tout cas, notre TV et le video fonctionnent, et Laure est contente. Elle a 70 amis qui veulent la connaitre. On a du faire installer une cloture - comme une forteresse, j'ai plein de belles photos, mais la connexion est trop lente... Les enfants ne viennent plus nous regarder a travers la fenetre de la toilette, mais ils regardent quand meme a travers les lattes de bois.
Sinon, c'est beaucoup moins chaud qu'Accra, et donc, plus vivable, moins pollue, moins de circulation, et les paysages sont magnifiques.
Question nourriture, ce sera difficile, on n'y trouve pas une seule pomme de terre, mais plein plein d'igname. Quelqu"un a une bonne recette d'igname?
Hier, on a ete au village ou Lowell veut installer sa plantation de Moringa. La, il y avait plus de 100 enfants qui nous devisageaient - sans parler des adultes. Ils nous ont pose plein de questions au sujet des relations hommes-femmes au Quebec, la mariage, la pilule, la polygamie (mais pourquoi est-ce donc interdit au Canada?). J'ai meme vu un jeune enfant de 1 an et demi, jouant avec une lame de rasoir dans la bouche, ca ne semblait pas deranger grand monde.
Bref, que des experiences nouvelles!!!!!
A la semaine prochaine, je l'espere bien.
samedi 31 mars 2007
lundi 19 mars 2007
Arrivée à Accra
Heureusement, à partir de Québec, j’ai pu apporter mes bagages à l’aéroport 4 heures avant mon départ. J’avais 4 bacs de 23 kg, et 2 grosses valises de 32 kg. Le tout rentrait dans ma Toyota Corolla, mais je ne pouvais pas prendre Laure, il manquait de place. Je l’ai donc déposée le matin à la garderie, puis suis venue prendre mes bagages dans l’auto, comme prévu. À l’aéroport, j’avais trop de poids, j’étais vraiment limite, j’ai donc du retirer quelques kilogrammes. J’ai défait tous mes emballages (avec du scotch gris), puis ai refait. Rendu au douanes, ils m’ont de nouveau demandé d’ouvrir un bac,car ils ne pouvaient distinguer, sous rayon X, une sorte de tuyau. C’était 100 pieds de papier aluminium…
Quand même, ça a pris plus d’une heure. Mais un fois les bagages partis, j’ai senti un soulagement : je n’étais plus responsable de l’arrivée de ces 353 livres… Advienne que pourra.
Je suis revenue à la garderie prendre Laure, et les adieux aux éducatrices ont été très émouvants. Diane, l’éducatrice principale à Laure lui avait préparé une série de photos de tous les enfants de sa classe (les trois et quatre ans), avec des dessins que tout le monde avait réalisés, dans une fleur, chacun ayant son pétale à dessiner. Diane avait fait faire le tour de toute la garderie avec les amis de Laure, pour dire adieu à tout le monde, dans toutes les autres classes. Une autre éducatrice, Françoise, sensibilisée à l’Afrique, pour y avoir séjourné deux fois, avait fait faire à ses grandes (5 ans) des dessins pour nous dire au revoir… Une autre éducatrice, est venue m’embrasser, je ne connais même pas son nom… Et Réjeaan nous a dit un beau salut. La petite Éliane m’a demandé de regarder son dessin dans l’avion. Alexis (l’amoureux à Laure) a posé la question : « Vous partez en Afrique? » J’avais la larme à l’œil, sachant que pour la prochaine année, je ne trouverai jamais une garderie, une école ou quoique ce soit d’autre pour Laure d’aussi bien, d’aussi aimant et d’aussi doux. J'aurai voulu les amener à Kintampo, avec moi. Enfin, il y aura autre chose, qu’on se dit.
De retour à la maison, Stéphanie m’attendait, et on est rapidement parti pour l’aéroport, avec un gros sac à dos, une grosse sacoche, un sac à dos pour Laure, une poussette, un siège d'auto (mes bagages à main, quoi...) et la Laure, vraiment excitée de revoir son papa en Afrique. Il a fallu que je retire un objet de mon sac à dos – des crèmes de 125 ml qui ne passaient pas à la sécurité.
Puis, une fois passées aux rayons X, avec la Laure, et rendues à côté de notre porte pour prendre l’avion, un agent de sécurité nous apostrophe :
« Vous partez au Ghana? Attendez ici, deux petites filles veulent vous voir ».
Imaginez ma surprise! J’étais tellement excitée à l’idée que des inconnues savaient qu’on partait en Afrique! Et tout à coup, qui vois-je apparaître à travers la fenêtre, du côté de l’arrivée des passagers? Ma copine, mon amie Isabelle-ZabieFolie, la bien nommée! Avec ses deux petites filles, Anaïs, 4 ans, et Leïla, presque deux ans. Ouf, comment a-t-elle fait? Elle a dû se dépêcher, après son travail situé au carré d’Youville, pour chercher ses filles à Limoilou, et partir à l’aéroport à 20 km de Québec, pour ensuite se tromper d'aérogare (il y en a deux à Québec), et arriver, « pile poil », à 5H05, alors que l’avion était prévu pour 5H20.
On était séparée d’une vitre. Que faire, pour au moins s’embrasser? Le super agent de sécurité nous fait heureusement passer, laissant nos bagages à main derrière, et avec Laure, on a pu se faufiler de l’autre côté des rayons X, pour se donner un dernier au revoir. Anaïs était assez émue, et Laure, très contente de pouvoir voir son amie. J’imagine la déception, si on s’étaient vraiment ratées…
Ce fut un bon voyage, et malgré la longueur, fort agréable. Laure n’a pas dormi entre Montréal et Frankfurt – c’était pourtant le voyage de nuit - elle a écouté Pocahontas sur mon ordinateur, puis on a lu des histoires, et joué à des jeux de cartes. La nourriture, toujours aussi vilaine… Entre Frankfurt et Accra, elle a bien dormi. On a eu droit à un arrêt à Lagos (Nigeria) d’une heure, attente dans l’avion. Puis, nous sommes arrivés à Accra, avec peu de personnes dans l’avion, ils étaient tous descendus à Lagos. Bonne chose en fait, presque pas d'attente à la douane. Encore moins pour les 6 bagages, tous présents, pas ouverts. Et un « helper » pour m'aider à en pousser la moitié. Les douanes des bagages n’ont même pas ouvert un seul bagage!!!! J’étais passablement étonnée. Alors, mon « helper » a reçu un gros pourboir, c’est certain.
Évidemment, lorsque je suis sortie avec Laure et nos monstrueux bagages, des yeux j’ai cherché Lowell. Allait-il être là? Ça dû prendre une bonne et longue minute avant que je ne le trouve, avec la foule.
Il était là.
En fait, Laure l’a vu bien avant moi, et elle est partie en courant lui sauter dans les bras. J’imagine que Lowell s’est tout de suite dit « Ma fille me reconnaît, OUF! ».
Elle est restée scotchée sur lui toute la soirée.
Et moi, très heureuse du « rassemblement familial". Lowell aussi, Laure aussi. À part la chaleur éprouvante, rien ne pouvait nous arriver de mieux.
---
Le vendredi soir, nous étions invité chez des amis à Lowell. On nous a offert une salade, fort délicieuse. Laure a eu droit à 2 parts de gâteau au chocolat. Mais le soir même, j’ai eu de crampes au ventre, assez puissantes, pour reconnaître mon ami e.coli. Va savoir d'où ça vient, tout est possible, quand on arrive dans un pays africain, même si ça fait 15 ans qu'on y vit.
Hop, Lowell est parti acheter des antibiotiques à la pharmacie, des petites pilules d’imodium – que j’ai pourtant dans ma propre pharmacie, mais que je veux garder pour la brousse. J’ai passé la nuit, et la journée de samedi au lit. On devait partir le dimanche suivant… Impossible dans ces conditions. Lowell a dû reporter les billets d’autobus. Puis, le samedi soir, la Laure me dit « J’ai mal à l’oreille ». Non!!!! Pas une otite! Hé oui… Re-antibio, durant la nuit, avec une petite qui pleurait comme une pauvre. La potion antibio, pourtant du Québec – qui portait un joli dessin de sympatique singe sur la boîte n’a pas livré ses promesses de bon goût… Mais le lendemain matin, fi-fille allait déjà mieux.
---
Cette après-midi, Lowell et moi, on a fait une épicerie pour quelques mois. Le véhicule va être passablement chargé, en plus du camion rempli de nos meubles et valises, qui partira dans deux jours.
Et maintenant, je sirote mon jus d’ananas fraîchement pressé, dans un bar, sur une terrasse, pas loin de chez nous, pour écrire un peu, sur busy.wifi… Et le vent est bon.
Demain, 8H am, Laure et moi, on prend l’autobus, vers Kintampo, nouvelle aventure, 10 heures de voyage.
Paraît que vous avez un peu pelleté au Québec?
---
Désolé, pas de photos encore, mais ça viendra. Sinon, je ne pourrai me trouver un café Internet que dans une semaine, je crois. Kiss à tous!
Quand même, ça a pris plus d’une heure. Mais un fois les bagages partis, j’ai senti un soulagement : je n’étais plus responsable de l’arrivée de ces 353 livres… Advienne que pourra.
Je suis revenue à la garderie prendre Laure, et les adieux aux éducatrices ont été très émouvants. Diane, l’éducatrice principale à Laure lui avait préparé une série de photos de tous les enfants de sa classe (les trois et quatre ans), avec des dessins que tout le monde avait réalisés, dans une fleur, chacun ayant son pétale à dessiner. Diane avait fait faire le tour de toute la garderie avec les amis de Laure, pour dire adieu à tout le monde, dans toutes les autres classes. Une autre éducatrice, Françoise, sensibilisée à l’Afrique, pour y avoir séjourné deux fois, avait fait faire à ses grandes (5 ans) des dessins pour nous dire au revoir… Une autre éducatrice, est venue m’embrasser, je ne connais même pas son nom… Et Réjeaan nous a dit un beau salut. La petite Éliane m’a demandé de regarder son dessin dans l’avion. Alexis (l’amoureux à Laure) a posé la question : « Vous partez en Afrique? » J’avais la larme à l’œil, sachant que pour la prochaine année, je ne trouverai jamais une garderie, une école ou quoique ce soit d’autre pour Laure d’aussi bien, d’aussi aimant et d’aussi doux. J'aurai voulu les amener à Kintampo, avec moi. Enfin, il y aura autre chose, qu’on se dit.
De retour à la maison, Stéphanie m’attendait, et on est rapidement parti pour l’aéroport, avec un gros sac à dos, une grosse sacoche, un sac à dos pour Laure, une poussette, un siège d'auto (mes bagages à main, quoi...) et la Laure, vraiment excitée de revoir son papa en Afrique. Il a fallu que je retire un objet de mon sac à dos – des crèmes de 125 ml qui ne passaient pas à la sécurité.
Puis, une fois passées aux rayons X, avec la Laure, et rendues à côté de notre porte pour prendre l’avion, un agent de sécurité nous apostrophe :
« Vous partez au Ghana? Attendez ici, deux petites filles veulent vous voir ».
Imaginez ma surprise! J’étais tellement excitée à l’idée que des inconnues savaient qu’on partait en Afrique! Et tout à coup, qui vois-je apparaître à travers la fenêtre, du côté de l’arrivée des passagers? Ma copine, mon amie Isabelle-ZabieFolie, la bien nommée! Avec ses deux petites filles, Anaïs, 4 ans, et Leïla, presque deux ans. Ouf, comment a-t-elle fait? Elle a dû se dépêcher, après son travail situé au carré d’Youville, pour chercher ses filles à Limoilou, et partir à l’aéroport à 20 km de Québec, pour ensuite se tromper d'aérogare (il y en a deux à Québec), et arriver, « pile poil », à 5H05, alors que l’avion était prévu pour 5H20.
On était séparée d’une vitre. Que faire, pour au moins s’embrasser? Le super agent de sécurité nous fait heureusement passer, laissant nos bagages à main derrière, et avec Laure, on a pu se faufiler de l’autre côté des rayons X, pour se donner un dernier au revoir. Anaïs était assez émue, et Laure, très contente de pouvoir voir son amie. J’imagine la déception, si on s’étaient vraiment ratées…
Ce fut un bon voyage, et malgré la longueur, fort agréable. Laure n’a pas dormi entre Montréal et Frankfurt – c’était pourtant le voyage de nuit - elle a écouté Pocahontas sur mon ordinateur, puis on a lu des histoires, et joué à des jeux de cartes. La nourriture, toujours aussi vilaine… Entre Frankfurt et Accra, elle a bien dormi. On a eu droit à un arrêt à Lagos (Nigeria) d’une heure, attente dans l’avion. Puis, nous sommes arrivés à Accra, avec peu de personnes dans l’avion, ils étaient tous descendus à Lagos. Bonne chose en fait, presque pas d'attente à la douane. Encore moins pour les 6 bagages, tous présents, pas ouverts. Et un « helper » pour m'aider à en pousser la moitié. Les douanes des bagages n’ont même pas ouvert un seul bagage!!!! J’étais passablement étonnée. Alors, mon « helper » a reçu un gros pourboir, c’est certain.
Évidemment, lorsque je suis sortie avec Laure et nos monstrueux bagages, des yeux j’ai cherché Lowell. Allait-il être là? Ça dû prendre une bonne et longue minute avant que je ne le trouve, avec la foule.
Il était là.
En fait, Laure l’a vu bien avant moi, et elle est partie en courant lui sauter dans les bras. J’imagine que Lowell s’est tout de suite dit « Ma fille me reconnaît, OUF! ».
Elle est restée scotchée sur lui toute la soirée.
Et moi, très heureuse du « rassemblement familial". Lowell aussi, Laure aussi. À part la chaleur éprouvante, rien ne pouvait nous arriver de mieux.
---
Le vendredi soir, nous étions invité chez des amis à Lowell. On nous a offert une salade, fort délicieuse. Laure a eu droit à 2 parts de gâteau au chocolat. Mais le soir même, j’ai eu de crampes au ventre, assez puissantes, pour reconnaître mon ami e.coli. Va savoir d'où ça vient, tout est possible, quand on arrive dans un pays africain, même si ça fait 15 ans qu'on y vit.
Hop, Lowell est parti acheter des antibiotiques à la pharmacie, des petites pilules d’imodium – que j’ai pourtant dans ma propre pharmacie, mais que je veux garder pour la brousse. J’ai passé la nuit, et la journée de samedi au lit. On devait partir le dimanche suivant… Impossible dans ces conditions. Lowell a dû reporter les billets d’autobus. Puis, le samedi soir, la Laure me dit « J’ai mal à l’oreille ». Non!!!! Pas une otite! Hé oui… Re-antibio, durant la nuit, avec une petite qui pleurait comme une pauvre. La potion antibio, pourtant du Québec – qui portait un joli dessin de sympatique singe sur la boîte n’a pas livré ses promesses de bon goût… Mais le lendemain matin, fi-fille allait déjà mieux.
---
Cette après-midi, Lowell et moi, on a fait une épicerie pour quelques mois. Le véhicule va être passablement chargé, en plus du camion rempli de nos meubles et valises, qui partira dans deux jours.
Et maintenant, je sirote mon jus d’ananas fraîchement pressé, dans un bar, sur une terrasse, pas loin de chez nous, pour écrire un peu, sur busy.wifi… Et le vent est bon.
Demain, 8H am, Laure et moi, on prend l’autobus, vers Kintampo, nouvelle aventure, 10 heures de voyage.
Paraît que vous avez un peu pelleté au Québec?
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Désolé, pas de photos encore, mais ça viendra. Sinon, je ne pourrai me trouver un café Internet que dans une semaine, je crois. Kiss à tous!
dimanche 11 mars 2007
samedi 10 mars 2007
L'aéroport
J'avais un gros problème.
Je pars donc mardi. Heure du décollage: 17H20. Il faut que je sois à l'aéroport de Québec 90 minutes avant le départ. Or, à cette heure, tout le monde travaille, ce qui est normal. Difficile de demander honorablement à une personne de quitter son boulot pour transporter une partie de mes 6 gros bagages - 4 bagages de 23 kg et 2 autres de 32 kg - avec ma fille et la poussette. Ma Toyota Corolla n’est définitivement pas un gros Dodge 4X4.
Je dois donc trouver une solution.
J'ai appelé la compagnie aérienne Air Canada – à Québec, elle s'occupe de la compagnie aérienne Lufthansa, avec qui je fais affaire - et ils m'ont dit que je pouvais venir enregistrer mes bagages 4 heures avant le départ.
OUF! Autre soulagement – que j’accumule, si j’y pense…
Ça veut dire que le matin, Laure ira une dernière fois dans sa merveilleuse garderie avec sa douce éducatrice Diane, et qu’après, je reviendrai à la maison seule, pour mettre mes bagages dans l'auto, puis me rendre à l'aéroport afin de les enregistrer, chose très aisée à faire. Je prendrai le temps de tout bien faire*, sans avoir à courir après une Laure qui veut voir et toucher à tout, et se dégourdir les jambes ailleurs que là où je suis. Puis, je pourrai la reprendre à la garderie, et à cette heure-là, Stéphanie sera libre de venir avec nous!
That was the solution of this problem!
*tout bien faire: si la "stewart" trouve que mon bagage est trop lourd (qui sont tous limite du poids permis), je peux ouvrir mon stock, ôter une ou deux cannes de sirop d'érable sans une Laurinette qui défait les valises pour trouver sa surprise, son nouveau jouet dans le bagage!!!!
Je pars donc mardi. Heure du décollage: 17H20. Il faut que je sois à l'aéroport de Québec 90 minutes avant le départ. Or, à cette heure, tout le monde travaille, ce qui est normal. Difficile de demander honorablement à une personne de quitter son boulot pour transporter une partie de mes 6 gros bagages - 4 bagages de 23 kg et 2 autres de 32 kg - avec ma fille et la poussette. Ma Toyota Corolla n’est définitivement pas un gros Dodge 4X4.
Je dois donc trouver une solution.
J'ai appelé la compagnie aérienne Air Canada – à Québec, elle s'occupe de la compagnie aérienne Lufthansa, avec qui je fais affaire - et ils m'ont dit que je pouvais venir enregistrer mes bagages 4 heures avant le départ.
OUF! Autre soulagement – que j’accumule, si j’y pense…
Ça veut dire que le matin, Laure ira une dernière fois dans sa merveilleuse garderie avec sa douce éducatrice Diane, et qu’après, je reviendrai à la maison seule, pour mettre mes bagages dans l'auto, puis me rendre à l'aéroport afin de les enregistrer, chose très aisée à faire. Je prendrai le temps de tout bien faire*, sans avoir à courir après une Laure qui veut voir et toucher à tout, et se dégourdir les jambes ailleurs que là où je suis. Puis, je pourrai la reprendre à la garderie, et à cette heure-là, Stéphanie sera libre de venir avec nous!
That was the solution of this problem!
*tout bien faire: si la "stewart" trouve que mon bagage est trop lourd (qui sont tous limite du poids permis), je peux ouvrir mon stock, ôter une ou deux cannes de sirop d'érable sans une Laurinette qui défait les valises pour trouver sa surprise, son nouveau jouet dans le bagage!!!!
mercredi 7 mars 2007
Soulagée, soulagée!!!!
Yé, yé, yé! J'ai finalement reçu les visas par la poste voilà quelques heures!!!!! J'ai versé quelques larmes de soulagement. Un poids de moins sur mes épaules. Sans les visas, c'était certain, selon Air Canada: je n'aurais jamais passé les douanes canadiennes. C'est quand même 1000$ d'économisés, car j'aurais eu à changer ma date de départ.
HA! Ce que j'ai eu la trouille de ma vie, ne pas pouvoir partir mardi... Ça prouve, en tout cas pour moi, que j'ai très hâte de me retrouver en famille...
Maintenant, passons aux choses "sérieuses": je vois qu'ayant terminé de remplir mes valises, le wok et la chinois ne rentrent pas... Et quelques autres bricoles. Que vais-je faire sans ces casseroles à Kintampo lol!!!!! Quand est rendu là, c'est que tout va presque bien!
Me reste maintenant à régler des trucs administratifs. Et demain, c'est l'anniversaire de ma petite soeur Stéphanie!!! Un beau 33 ans que je vais fêter avec un immense plaisir. Et une super surprise pour elle...
HA! Ce que j'ai eu la trouille de ma vie, ne pas pouvoir partir mardi... Ça prouve, en tout cas pour moi, que j'ai très hâte de me retrouver en famille...
Maintenant, passons aux choses "sérieuses": je vois qu'ayant terminé de remplir mes valises, le wok et la chinois ne rentrent pas... Et quelques autres bricoles. Que vais-je faire sans ces casseroles à Kintampo lol!!!!! Quand est rendu là, c'est que tout va presque bien!
Me reste maintenant à régler des trucs administratifs. Et demain, c'est l'anniversaire de ma petite soeur Stéphanie!!! Un beau 33 ans que je vais fêter avec un immense plaisir. Et une super surprise pour elle...
lundi 5 mars 2007
Énervée, énervée!!!!
Ah... les mausus de visas. Je commence à être de plus en plus nerveuse, en ce lundi matin. L'ambassade du Ghana à Ottawa ne veut toujours pas m'accorder les visas, et ils ont entre les mains nos passeports, nos carnets de vaccinations...
Aujourd'hui, ils ne travaillent pas sur le visas, ont congé mardi, et, "dit elle", seront encore en "holiday" mercredi - elle ne le sait pas - puis jeudi, elle pourra s'en occuper. Peut-être?
Samedi, Lowell a réussi à leur envoyer le courriel mieux écrit, en anglais - qu'il a scanné dans un cyber café d'un village à côté de Kintampo - mais la même dame de l'ambassade ne s'occupe pas de lire les courriels... Elle attend que son collègue lui en parle.
You hou!!!! Mon billet est pour mardi le 13 mars! Je me demande comment relaxer et prendre ça légèrement... Y'a pire, y'a pire. En fait, si je ne les ai pas à temps, je devrai débourser un 500$ supplémentaire pour changer la date du billet. Fois deux. Ça fait 1000$...
---
Ma fille est une rapeuse:



Aujourd'hui, ils ne travaillent pas sur le visas, ont congé mardi, et, "dit elle", seront encore en "holiday" mercredi - elle ne le sait pas - puis jeudi, elle pourra s'en occuper. Peut-être?
Samedi, Lowell a réussi à leur envoyer le courriel mieux écrit, en anglais - qu'il a scanné dans un cyber café d'un village à côté de Kintampo - mais la même dame de l'ambassade ne s'occupe pas de lire les courriels... Elle attend que son collègue lui en parle.
You hou!!!! Mon billet est pour mardi le 13 mars! Je me demande comment relaxer et prendre ça légèrement... Y'a pire, y'a pire. En fait, si je ne les ai pas à temps, je devrai débourser un 500$ supplémentaire pour changer la date du billet. Fois deux. Ça fait 1000$...
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Ma fille est une rapeuse:
samedi 3 mars 2007
Sorry pour le bug du blog
On a eu des problèmes sur les commentaires. Je pense que maintenant, on peut écrire des messages sous Anonyme (ou sous son nom). J'ai tenté moi-même et j'y suis arrivée. Une copine m'a dit qu'elle n'arrivait pas à écrire, et mon frère a vu ses messages effacés - que j'ai ôté au final, il n'y avait aucun message, ni son nom, ni son message. J'espère que ça ne se répétera pas. Et je suis néophyte dans le domaine, vous m'en excuserez :)
C'est ltempête même dans mon blog!!! Vu de la cuisine:
C'est ltempête même dans mon blog!!! Vu de la cuisine:
vendredi 2 mars 2007
Histoire de visas
Ah là là. Je commence à être un tout petit peu nerveuse. Avant-hier, j’ai envoyé par la poste nos deux demandes de visas à l’Ambassade du Ghana à Ottawa. Avec nos deux passeports - chose que je déteste faire -, nos billets aller/retour, nos carnets de vaccins, l’argent et l’enveloppe de retour. La plus rapide possible (express post, avec un retour en une journée).
Hier, l’Ambassade du Ghana à Ottawa me téléphone pour me dire de lui faire parvenir une télécopie (fax) d’une lettre de Lowell disant qu’il accepte que je voyage sans lui pour le Ghana. Heureusement, il l’a déjà rédigée. Une heure plus tard, je vais au bureau de poste pour leur envoyer. Aujourd’hui, ils me rappellent disant que c’est trop mal écrit et que c’est en français… Elle me demande « What can you do? ». Je leur réponds que je lui pose la même question. « What else can I do? Lowell is in bush in Kintampo, center of Ghana! »
Avec un Lowell en pleine brousse, où il ne peut pas appeler au Canada, et ne peut pas plus envoyer tout de suite de courriel et encore moins un fax, que puis-je faire? J’appelle le fameux Lowell moi sur Skype, lui sur son téléphone portable, lui demandant de les appeler. Il n’est pas capable. Pas plus le fax, comme je pensais. Je lui envoie « dret là » un courriel, qu’il pourra lire demain, avec une cc à l’ambassade, pour lui demander de répondre qu’il donne l’autorisation à sa « femme » et sa fille de voyager sans lui au Ghana.
SI, SI, SI au moins l’ambassade avait été claire sur ce point « avant »? Jamais il n’a été mentionné à aucun endroit que ce papier est obligatoire pour un visa! Et là, ça semble compromettre le voyage.
Dire que l’an passé, il existait encore un consulat à Montréal qui a fermé, que ça avait pris une demi-heure pour l’obtenir, et pourtant, je voyageais encore seule. Je ne leur avais pourtant pas présenté ce papier! Alors, si jamais ils ne me l’accordent pas, qu’est-ce que je fais? Je pars quand même pour le Ghana, et je regarde ce qu’ils me disent aux douanes ghanéennes? Deusio, s’ils décident de me le donner, ce sera pour quand? Lundi, la dame de l’ambassade va demander à son boss s’ils acceptent ma lettre. Mais mardi, c’est congé. Alors, si « jamais » le boss dit un beau « yes», la lettre ne partira que jeudi prochain parce qu’ils ne travaillent sur les visa que les mardis, jeudis et vendredis (et encore?) et qu’avec de la chance, je le recevrai vendredi. Ou lundi. Alors que je pars mercredi.
C’est serré. Très serré.
Peace, Caro, paix, zen. Va manger une bonne soupe Thaïlandaise, sur ton nouveau wok…
Hier, l’Ambassade du Ghana à Ottawa me téléphone pour me dire de lui faire parvenir une télécopie (fax) d’une lettre de Lowell disant qu’il accepte que je voyage sans lui pour le Ghana. Heureusement, il l’a déjà rédigée. Une heure plus tard, je vais au bureau de poste pour leur envoyer. Aujourd’hui, ils me rappellent disant que c’est trop mal écrit et que c’est en français… Elle me demande « What can you do? ». Je leur réponds que je lui pose la même question. « What else can I do? Lowell is in bush in Kintampo, center of Ghana! »
Avec un Lowell en pleine brousse, où il ne peut pas appeler au Canada, et ne peut pas plus envoyer tout de suite de courriel et encore moins un fax, que puis-je faire? J’appelle le fameux Lowell moi sur Skype, lui sur son téléphone portable, lui demandant de les appeler. Il n’est pas capable. Pas plus le fax, comme je pensais. Je lui envoie « dret là » un courriel, qu’il pourra lire demain, avec une cc à l’ambassade, pour lui demander de répondre qu’il donne l’autorisation à sa « femme » et sa fille de voyager sans lui au Ghana.
SI, SI, SI au moins l’ambassade avait été claire sur ce point « avant »? Jamais il n’a été mentionné à aucun endroit que ce papier est obligatoire pour un visa! Et là, ça semble compromettre le voyage.
Dire que l’an passé, il existait encore un consulat à Montréal qui a fermé, que ça avait pris une demi-heure pour l’obtenir, et pourtant, je voyageais encore seule. Je ne leur avais pourtant pas présenté ce papier! Alors, si jamais ils ne me l’accordent pas, qu’est-ce que je fais? Je pars quand même pour le Ghana, et je regarde ce qu’ils me disent aux douanes ghanéennes? Deusio, s’ils décident de me le donner, ce sera pour quand? Lundi, la dame de l’ambassade va demander à son boss s’ils acceptent ma lettre. Mais mardi, c’est congé. Alors, si « jamais » le boss dit un beau « yes», la lettre ne partira que jeudi prochain parce qu’ils ne travaillent sur les visa que les mardis, jeudis et vendredis (et encore?) et qu’avec de la chance, je le recevrai vendredi. Ou lundi. Alors que je pars mercredi.
C’est serré. Très serré.
Peace, Caro, paix, zen. Va manger une bonne soupe Thaïlandaise, sur ton nouveau wok…
Journée particulière
Décidément, la Laure ne voulait pas aller à la garderie ce matin! La voyant s'amuser par elle-même avec ses jouets, restant bien sagement assise à dessiner, discuter avec ses poupées, monter des spectacles par elle-même, je me suis dit qu’il serait bon qu’elle ne soit pas trop réglementée aujourd’hui. Elle a bien joué par elle-même, m’a demandé de temps en temps de faire le cheval et autres jeux de 4 ans, puis, on a mangé ensemble, de simples oeufs-pain, raisins, pommes. Un pur délice.
Pour l'après-midi, on est allé faire des emplettes. Un hamac rue Saint-Anne, des casse-tête, jeux de société chez Emmaus, de jolies pierres à Géomania qu’elle a choisies – on devra construire une boîte en carton à Kintampo - un chinois (pour la faire des bonnes sauces) et un vrai de vrai wok chinés dans le vieux, rue Saint-Paul.
Puis, vers 18H00, elle s'est étendue sur le sofa du salon et a fait sa nuit. Drôle d’oiseau, la Laure. Bien hâte de voir à quelle heure elle va se lever demain matin…
Pour l'après-midi, on est allé faire des emplettes. Un hamac rue Saint-Anne, des casse-tête, jeux de société chez Emmaus, de jolies pierres à Géomania qu’elle a choisies – on devra construire une boîte en carton à Kintampo - un chinois (pour la faire des bonnes sauces) et un vrai de vrai wok chinés dans le vieux, rue Saint-Paul.
Puis, vers 18H00, elle s'est étendue sur le sofa du salon et a fait sa nuit. Drôle d’oiseau, la Laure. Bien hâte de voir à quelle heure elle va se lever demain matin…
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