
- Photo prise à 100 km à l'heure, désolée pour la piètre qualité
Nous sommes présentement à Ouagadougou, au Burkina Faso, pays francophone, à la frontière Nord du Ghana.
Nous avons planifié ce voyage depuis plus d'un mois. Au départ, il nous a fallu demander des visas pour le Burkina, à partir d'Accra. Lowell s'en est chargé. Puis, choisir la journée du départ. De préférence, partir le dimanche, pour ne pas subir la circulation de la route, car celle qui relie Kintampo au Burkina est une véritable autoroute. En tant que route nationale, tous les gros camions y passent - et tous les container du port d'Accra en direction de Ouagadougou qui doivent y circuler, car le Burkina Faso est un pays enclavé, n'ayant aucun accès à la mer.
Voilà deux semaines, on ne pouvait pas partir. Au Ghana, ce lundi était jour de congé (1er juillet, comme au Canada). Ça nous ôtait une journée ou plus, pour faire ce qu'on avait à faire. Puis, la semaine passée, notre aide maison Dorkas est tombée malade, alors on s’est dit qu’il serait préférable de partir ce dimanche-ci.
Nous avons donc quitté la maison hier, au petit matin, apportant jouets, habits, lecture, nourriture et livres ainsi que des revues en français à donner à une organisation charitable de Ouaga - presque 200 livres et magazines!). Véhicule chargé comme un âne. Heureusement, la route était excellente. Rendus à la frontière, il nous a quand même fallu patienter plus de deux heures pour :
- Obtenir le certificat de douane du Ghana,
- Payer notre sortie dans un autre bâtiment administratif – ça nous a coûté une petite fortune, comme prévu.
- Présenter nos visas à la police du Burkina Faso, à l’entrée du pays;
- Se procurer une autorisation de circuler en véhicule…
Ouf.
Ce qui est magique, c’est qu’en attendant la signature du permis de circuler par le gendarme, un immense arc-en-ciel nous accueillait, juste au-dessus du bâtiment. Ce pays bien nommé Burkina Faso, voulant dire « Le pays des hommes intègres » correspondait à un des rêves que j'avais, quand j'étais au Mali, en 1992. On n'en parle qu'en bien. Ce sentiment de sécurité est réellement présent.
Pourquoi le Burkina Faso? Par obligation de renouvellement du visa. En tant que "touristes" (appellation officielle) au Ghana, nous sommes dans l’obligation de sortir du pays pour un autre, à tous les trois mois, afin de nous procurer un autre visa. On aurait pu aller au Togo, ou en Côte d’Ivoire, mais on croyait que Ouaga était plus proche.
Avec tout le tralala de bureaucratie de sortie et d’entrée dans un pays, le voyage est finalement plus long - 11 heures - mais Ô, combien plus agréable!!!!
À la minute où nous avons dépassé Atakura (à 20 km de Kintampo), vous savez, ce petit village aux mille enfants que je vous ai déjà décrit, j’ai senti un soulagement, puis une liberté envahir mon corps. Sortir enfin de Kintampo, découvrir de nouveaux paysages, regarder les différentes habitations en pisé, toutes arrondies et bien préservées du regard – contrairement à celles du centre du Ghana - puis, les décorations géométriques noires, typiquement burkinabaises, qu’on peut admirer une fois la frontière dépassée et qui sont simplement peinturées sur le mortier des murs des cases. C’est si joli.
- L'orage arrive!Répondre aux questions de Laure, qui demande si le fleuve Volta (Black and White Volta) est rempli de crocodiles "Est-ce qu'ils peuvent nous manger, maman? Est-ce qu'ils dorment, maman? (en passant sur le pont) Est-ce qu'on les a réveillés? Ils peuvent croquer notre auto?"
Terrible fascination.
Un des avantages de voyager avec cette enfant, c'est qu'elle adore tout ce qui s'appelle départ, autant que son père et sa mère. Alors, 11 heures de route, pour la Laure, c'est une pinotte! Bon... elle a dû dormir au moins deux heures durant la route ;).
---
Aujourd’hui, à Ouaga, nous avons rempli les formulaires de l’ambassade du Ghana et devons maintenant attendre la réception des visas qui devrait être pour demain.
Garder l'espoir que ça fonctionne, car sans visa, pas de retour dans notre maison.
Tout de même, si vous saviez la bonne douche tiède que nous nous sommes pris à l'hôtel "Relax"… La Laure n’a pas pu s’empêcher d’y rester un peu trop longtemps, jouant avec l’eau, comme une enfant de 4 ans et demi qu'elle est. Imaginez, à l’hôtel, nous avons la piscine, la connexion sans fil, le café expresso délicieux… et plein de gens intègres autour de nous!
Demain ou après-demain, ce sera la visite des crocodiles, moment tant attendu par la Laure. Elle le sait : elle devra s’asseoir dessus… cris et battements de cœur en perspective!

2 commentaires:
Profite de ces expresso, de la piscine, de la connexion sans-fil pour recharger tes batteries.
Laure n'a dormi que 2 heures sur 11heures de voyages? Moi qui me décourage parce que Gabriel ne dort que 2 heures en 5 de routes...
Ayla
Ouagadou dou dou pousse l'ananas et moud l'café...hihi. C'est vrai que ça change les idées de voir autre chose. Bon séjour! Mon courriel est lagj@sympatico.ca et ça va me faire plaisir.
bye. Françoise
Publier un commentaire