vendredi 2 mars 2007

Histoire de visas

Ah là là. Je commence à être un tout petit peu nerveuse. Avant-hier, j’ai envoyé par la poste nos deux demandes de visas à l’Ambassade du Ghana à Ottawa. Avec nos deux passeports - chose que je déteste faire -, nos billets aller/retour, nos carnets de vaccins, l’argent et l’enveloppe de retour. La plus rapide possible (express post, avec un retour en une journée).

Hier, l’Ambassade du Ghana à Ottawa me téléphone pour me dire de lui faire parvenir une télécopie (fax) d’une lettre de Lowell disant qu’il accepte que je voyage sans lui pour le Ghana. Heureusement, il l’a déjà rédigée. Une heure plus tard, je vais au bureau de poste pour leur envoyer. Aujourd’hui, ils me rappellent disant que c’est trop mal écrit et que c’est en français… Elle me demande « What can you do? ». Je leur réponds que je lui pose la même question. « What else can I do? Lowell is in bush in Kintampo, center of Ghana! »

Avec un Lowell en pleine brousse, où il ne peut pas appeler au Canada, et ne peut pas plus envoyer tout de suite de courriel et encore moins un fax, que puis-je faire? J’appelle le fameux Lowell moi sur Skype, lui sur son téléphone portable, lui demandant de les appeler. Il n’est pas capable. Pas plus le fax, comme je pensais. Je lui envoie « dret là » un courriel, qu’il pourra lire demain, avec une cc à l’ambassade, pour lui demander de répondre qu’il donne l’autorisation à sa « femme » et sa fille de voyager sans lui au Ghana.

SI, SI, SI au moins l’ambassade avait été claire sur ce point « avant »? Jamais il n’a été mentionné à aucun endroit que ce papier est obligatoire pour un visa! Et là, ça semble compromettre le voyage.

Dire que l’an passé, il existait encore un consulat à Montréal qui a fermé, que ça avait pris une demi-heure pour l’obtenir, et pourtant, je voyageais encore seule. Je ne leur avais pourtant pas présenté ce papier! Alors, si jamais ils ne me l’accordent pas, qu’est-ce que je fais? Je pars quand même pour le Ghana, et je regarde ce qu’ils me disent aux douanes ghanéennes? Deusio, s’ils décident de me le donner, ce sera pour quand? Lundi, la dame de l’ambassade va demander à son boss s’ils acceptent ma lettre. Mais mardi, c’est congé. Alors, si « jamais » le boss dit un beau « yes», la lettre ne partira que jeudi prochain parce qu’ils ne travaillent sur les visa que les mardis, jeudis et vendredis (et encore?) et qu’avec de la chance, je le recevrai vendredi. Ou lundi. Alors que je pars mercredi.

C’est serré. Très serré.

Peace, Caro, paix, zen. Va manger une bonne soupe Thaïlandaise, sur ton nouveau wok…

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Mal écrit ? Dans le sens d'illisible ? Autre question. Comment peut-on sérieusement se dire une Ambassade et ne pas offrir des services dans les deux langues officielles du pays qu'on dessert ?

C.Olivier a dit...

Oui zab, dans le sens pas assez bien écrit - rédigé à la main. Je peux leur accorder ça, Lowell a une main d'écriture particulière. Pour ce qui est des ambassades... ils ont le droit d'accepter ou non qui ils désirent dans leur pays. Pour y avoir séjourné (ambassade), tout est question de "jugement" personnel. C'est très subjectif, même s'il y a des éléments précis à suivre.

Pour le français... ça l'air que ça n'existe pas à Ottawa, en tout cas, pas dans cette ambassade ;) Ailleurs qu'au Québec et dans quelques parcelles du Canada, je me dis que notre langue est quasiment ridiculisée. Enfin, remarque absolument subjective aussi lol!