Oui, ce soir.
Je me sens nostalgique. Irrationnelle. Quand le cadre s'effondre, qu'il prend presque poussière. Quand le "touche du bois" prend le bord et que les désirs, les émotions deviennent si puissantes qu'elles pourraient être encore plus réelles que la seconde présente?
Alors à go, n'y allons pas de main morte, et soyons entière: l'Afrique me manque, me manque terriblement. Ça fait presque 9 mois que je suis revenue de Kintampo... et Dieu merci! Pourtant, après presque 15 ans d'Afrique... la marque du fer, si elle a marqué, est comme un tattoo, inamovible.
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Et... et... Mais... mais...
Mais... me manque de quoi d'essentiel, de palpable, de nuancé, de pur, de dur, de chaud, de vrai, d'heureux. Me manque la spontanéité, la facilité africaine, et paradoxalement, sa complexité. Me manque le dépaysement, la différence acceptée, puis évidemment le soleil, à ne pas vous mentir.
(cliquez sur celle-là, ça vaut la peine... juste pour la lumière africaine...)
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Pleut toujours dans se bled québécois...
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Me manque l'accès brut à l'humain, surtout à l'enfant. Le prendre dans les bras, simplement parce qu'il est là, et lui jaser ça, voir ses beaux yeux bruns, rire à pleines dents, lui donner à manger: sortir le plat de viande pour 10 petits voisins du coin. Être heureux, simplement, les voir apprécier la bonne chaire, puis, les ramener chez eux en courant, sans peur de voir la mère s'épillarder et crier à la fin du monde parce qu'on pourrait en vouloir au petit..
Là bas, on partage tout: l'orange, l'enfant, le travail...En Occident, on partage beaucoup, mais pas les petits. Ou si peu... Et pour cause... je comprends « le pourquoi de la chose ».
Pourtant, il y eut un temps où j'ai aussi "partagé" mon bébé...

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Et me posant honnêtement la question, mais vraiment, sans pudeur, sans fausse honte, sans barricade: pourquoi l'Afrique me manque-t-elle à ce point? La réponse sans détour?
Parce qu'on danse pour le plaisir de voir l'enfant bouger, être?
Je ne sais pas. C'est intérieur, c'est presque intime. Il y a ce je ne sais quoi d'authentique, de libre, d'immense, que j'ai trouvé dans la savane africaine.
Peaceful.
Et que jamais, au grand jamais je ne pourrai vivre en Occident.
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Sont trop vites pour moi les sacramants d'énervés de toubabs, de roudoudous, de tout ce que vous voudrez.
Partir me manque.
Pourtant, ce soir, j'apprécie franchement mon rosé tout frais. Parce que quand j'étais à Kintampo, c'était un frigo (toujours en panne) qui me manquait.
Ah... deux mondes, deux réalités.
Qui qui vrai?

5 commentaires:
Caro de Dakar me manque. Caro au Ghana me manque. Caro à Québec me manque. Mais aussi Laure-Lou et Lowell à travers les yeux de Caro me manque,... tout comme l'Afrique te manque sans doute. La couleur des mots, la chaleur du propos. Le partage de la vie à l'Africaine.
Je clique donc ici à l'occasion depuis plusieurs mois, je relis quelques billets au détour d'une page web... Comme tu regardes tes photos d'Afrique.
Merci pour ces quelques billets inattendus. Et bonheur d'été à votre famille 'recomposée' :)
Ah... Annie... j'ai stoppé Caro à Québec parce qu'il y avait trop de liens avec mon lieu de résidence et les nombreuses photos de ma fille. Ce n'était pas tèrs sage de ma part ;)
C'est étrange, je n'ai dis à personne que j'avais "repris du boulot" sauf un commentaire sur Face Book.
Oui, je regarde très souvent les photos d'Afrique, c'est vrai.
Lowell est là, la famille est bonne pour moi. Je me souviens très bien de ton histoire, si jamais tu as le temps ;)
Je garde toujours avec moi ta très longue lettre qui m'a fait tant plaisir.
carolineolivier3 "at" gmail.com
Caro! Je viens de savoir que tu rebloguais!
Contente.
xx
Djo
Merci Djo, par contre, la forme n'est pas là, alors, ce sera un peu plat à court et moyen terme. Pour l'instant, je regarde pousser les fleurs et à part de dire que c'est joli, charmant, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre...
Bonjour à toute la petite famille que je n'ai pas revu depuis que Laure à 18 mois, après avoir veinement chercher à vous joindre!
C'est avec une certaine émotion que j'ai parcouru la lecture de ce blog très touchant..cela me rappelle cette 1ère rencontre à Keur Momar Sarr et mon étude sur le CWS auprès de Lowell.
Merci pour avoir réaliser ce superbe blog !
Si le coeur vous en dit, je vous laisse les coordonnées d'une vieille connaissance de Paris-Dakar.
Bisous
Catherine
catherine.oye@free.fr
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